Cours de révision
Se repérer : latitude, longitude, mille et nœud
Toute position s'exprime par deux coordonnées :
- la latitude, de 0° (équateur) à 90° Nord ou Sud (pôles) ; les points de même latitude forment un parallèle ;
- la longitude, de 0° (méridien de Greenwich) à 180° Est ou Ouest ; les points de même longitude forment un méridien.
Un degré compte 60 minutes. Le mille nautique (1 852 m) correspond à une minute de latitude : 1° de latitude vaut donc 60 milles. Le nœud est la vitesse d'un mille par heure.
Sur une carte marine, les distances se mesurent au compas à pointes sèches, reporté sur l'échelle des latitudes (bords verticaux), à hauteur de la zone mesurée. Jamais sur l'échelle des longitudes : une minute de longitude ne vaut un mille qu'à l'équateur.
Lire une carte marine
L'échelle relie la carte au terrain : au 1/50 000, 1 cm représente 500 m. Une carte à grande échelle (1/15 000) couvre une petite zone avec beaucoup de détails ; une petite échelle (1/500 000) couvre une grande étendue.
- Les sondes sont en mètres, mesurées sous le zéro des cartes. Hauteur d'eau = sonde + hauteur de marée (voir le cours sur les marées).
- Une sonde soulignée est une hauteur de découvrement : le fond assèche à basse mer.
- Les isobathes relient les points de même profondeur.
- Teintes : terre en ocre, zones découvrantes en vert, petits fonds en bleu, fonds plus importants en blanc.
- Une épave accompagnée d'une sonde indique la profondeur minimale au-dessus d'elle.
Une carte s'utilise à jour des avis aux navigateurs et à une échelle adaptée à la sortie.
Compas, déclinaison, déviation et conversion des caps
Les méridiens indiquent le nord vrai. Le compas, lui, indique le nord compas. Deux écarts les séparent :
- la déclinaison (D) : angle entre nord vrai et nord magnétique ; elle dépend du lieu et de l'année et se lit dans la rose de la carte ;
- la déviation (d) : angle entre nord magnétique et nord compas, due aux masses magnétiques du bord ; elle varie avec le cap et figure dans la table de déviation.
La variation W = D + d, en comptant l'Est positif et l'Ouest négatif. Puis :
- Cap vrai = cap compas + W ;
- Cap compas = cap vrai − W.
Exemple : cap compas 120°, déviation +2°, déclinaison 5° W : W = −3°, cap vrai 117°. Éloignez du compas téléphones, haut-parleurs et objets en fer.
Faire le point : relèvements, alignements et amers
Un amer est un repère fixe, visible et porté sur la carte : phare, clocher, château d'eau, tourelle. Le relèvement d'un amer est l'angle entre le nord et sa direction, de 0 à 360° dans le sens des aiguilles d'une montre.
- On convertit le relèvement en vrai, puis on trace la droite depuis l'amer, dans la direction opposée (relèvement ± 180°).
- Deux relèvements se coupent sur votre position ; l'idéal est un angle proche de 90°. Un troisième relèvement contrôle le point ; un grand triangle trahit une erreur.
- Un alignement (deux amers vus l'un par l'autre) donne une droite de position sans erreur de compas. Si l'amer antérieur se décale, on revient de son côté.
Les alignements d'entrée de port sont étudiés avec le balisage.
Vent, courant, calculs et GPS
Le vent fait dériver le bateau : la dérive sépare le cap vrai de la route surface. Le courant fait passer de la route surface à la route fond. Un courant se désigne par la direction vers laquelle il porte ; pour le compenser, on fait cap du côté d'où il vient. Le loch mesure la vitesse surface ; le GPS donne route et vitesse fond (COG, SOG).
Calculs : distance = vitesse × temps. À 6 nœuds, 20 minutes donnent 2 milles ; 15 milles à 5 nœuds demandent 3 heures.
Le GPS reste un outil : il dépend de l'énergie du bord, son signal peut manquer, il ne voit pas les dangers. Vérifiez le système géodésique de la carte (WGS 84) et contrôlez sur la carte chaque route entre deux waypoints. Entraînez-vous ensuite avec le test du code côtier.