Cours de révision
Les feux et signaux des écluses
L'accès à une écluse est réglé par des feux, que des panneaux peuvent remplacer (panneau rouge-blanc-rouge A.1 pour le feu rouge, panneau vert-blanc-vert E.1 pour le feu vert) :
- un feu rouge (ou deux feux rouges côte à côte) : accès interdit, écluse fermée ;
- deux feux rouges superposés : accès interdit, écluse hors service ;
- un feu rouge et un feu vert : accès encore interdit, l'écluse se prépare, tenez-vous prêt (signal A.11) ;
- un feu vert : entrée ou sortie autorisée.
Sans feu ni panneau, l'entrée et la sortie sont interdites, sauf ordre du personnel de l'écluse. Ces règles valent aussi pour les ascenseurs à bateaux et les plans inclinés. La signalisation des ouvrages est détaillée sur la page signalisation des ponts, écluses et ouvrages.
Approche, attente et entrée dans le sas
À l'approche, on réduit la vitesse et on prépare aussières et défenses des deux bords. On attend dans le garage (zone d'attente), sans gêner les bateaux qui sortent : ils quittent l'écluse avant que les suivants n'entrent. Les panneaux A.2 (dépassement interdit) ou B.11b (contact VHF obligatoire sur le canal indiqué) sont fréquents aux abords des écluses.
Les bateaux passent en principe dans l'ordre d'arrivée, sous réserve des priorités prévues (bateaux de l'autorité ou de secours en mission urgente). Les instructions du personnel de l'écluse s'imposent : l'éclusier fixe l'ordre d'entrée et la place de chacun. Une menue embarcation ne peut pas exiger d'être éclusée seule.
Dans le sas : amarrage, moteur, sécurité
- Le bateau reste amarré pendant le remplissage ou la vidange, avec des aussières tenues et surveillées, jamais bloquées définitivement ; un couteau à portée de main permet de libérer une aussière coincée.
- À la montée, on reprend le mou ; l'eau qui entre crée des remous et le bateau peut s'accrocher sous une saillie du mur.
- À la descente, on file les aussières ; on se tient à distance des portes amont pour ne pas poser l'arrière sur le seuil (busc).
- Une fois amarré, on n'utilise plus la propulsion jusqu'à l'autorisation de sortie.
- Le gilet de sauvetage est vivement recommandé pour les équipiers sur le pont.
- Derrière une péniche, on attend qu'elle s'éloigne avant de larguer : son hélice brasse fortement l'eau du sas.
Dans une écluse automatique, l'usager déclenche le cycle (perche, télécommande, borne) et suit les consignes affichées ; en cas d'incident, il actionne l'arrêt d'urgence et donne l'alerte.
Ponts, tirant d'air et tirant d'eau
Le tirant d'air est la hauteur du bateau au-dessus de la flottaison ; il doit rester inférieur à la hauteur libre du pont, mesurée entre l'eau et le dessous de l'ouvrage. En crue, la hauteur libre diminue ; sous une voûte, elle est maximale au centre de l'arche. Des échelles graduées sur les piles indiquent la hauteur disponible. Le tirant d'eau se compare à la profondeur du chenal ; en eau peu profonde, un bateau rapide s'enfonce davantage.
- C.2 : hauteur libre limitée ; C.1 : profondeur limitée ; C.3 : largeur limitée.
- D.1 : passe recommandée (un losange jaune : deux sens ; deux losanges jumelés : un seul sens). De nuit, un feu jaune joue le même rôle.
- A.10 par paire : navigation interdite hors de l'espace encadré ; D.2 : il est recommandé de s'y tenir.
- Une arche non signalée, quand d'autres le sont, s'emprunte à vos risques et périls.
Devant un pont mobile, on attend à distance le signal d'autorisation. Le stationnement est interdit sous les ponts et sous les lignes à haute tension.
Souterrains, bacs, barrages et chômages
Les souterrains et ponts-canaux étroits fonctionnent souvent en alternat (A.4 : croisement et dépassement interdits), réglé par des feux. Le panneau E.4 annonce un bac : on ralentit et on reste à l'écart, car le câble d'un bac peut affleurer la surface. Les passes de barrage interdites portent le signal A.1 ; au pied d'un déversoir, le rouleau peut retenir une embarcation ou une personne, et en amont le courant porte vers l'ouvrage (en cas de panne, on mouille l'ancre). Les chômages sont des arrêts programmés de la navigation pour entretenir les ouvrages, annoncés par avis à la batellerie. Pour vous entraîner, passez le test du code fluvial.






