Le Tarn, rivière domaniale rayée des voies navigables
Le Tarn prend sa source sur le mont Lozère et parcourt 380 km à travers la Lozère, l'Aveyron, le Tarn, la Haute-Garonne et le Tarn-et-Garonne, avant de rejoindre la Garonne à Saint-Nicolas-de-la-Grave. Du Saut-de-Sabo, à Saint-Juéry, jusqu'à la Garonne, il appartient au domaine public fluvial de l'État ; une servitude de marchepied de 3,25 m s'applique sur chaque rive. La rivière a été rayée de la nomenclature des voies navigables le 28 décembre 1926 : elle n'est plus navigable au sens réglementaire, hors des sections rattachées au canal.
Les sections navigables reliées au canal de Garonne
À Moissac, une écluse à deux sas fait descendre les bateaux du canal de Garonne au Tarn. La rivière y est navigable sur quelques kilomètres, en amont et en aval, jusqu'au vaste plan d'eau de la confluence avec la Garonne, à Saint-Nicolas-de-la-Grave. À Montauban, l'embranchement du canal de Garonne se termine par l'écluse de descente en Tarn, entièrement restaurée en 2010, qui ouvre environ 8 km de rivière en amont, jusqu'à l'écluse de Corbarieu. Ces sections relèvent de VNF, direction territoriale Sud-Ouest ; les écluses intermédiaires entre Montauban et Moissac ne sont pas navigables.
La signalisation fluviale sur le Tarn
Aux jonctions avec le canal, les signaux de confluence E.9 et E.10 indiquent aux bateaux qu'ils quittent ou rejoignent la voie principale. Sur la rivière, les barrages imposent une interdiction de passer côté déversoir et une passe recommandée (D.1) vers l'écluse. Sur les sections non navigables, les usages légers demandent des passes à canoë (E.22 ter) et des chemins de contournement aux chaussées. Sur les plans d'eau partagés, comme celui de la confluence, les zones d'activités se balisent selon la fiche zones de loisirs nautiques. Selon la largeur, la gamme 1 à 3 convient. Toute signalisation sur le domaine public fluvial se décide avec son gestionnaire et l'autorité de police, y compris pour une base de loisirs.
Histoire : la navigation de Gaillac à la Garonne
Le Tarn fut navigable de Saint-Juéry à sa confluence avec la Garonne. Gaillac, avec le quai Saint-Jacques, était le port d'embarquement des productions agricoles vers Toulouse et Bordeaux ; la rivière transportait aussi le charbon de Carmaux. Au XVIIIe siècle, on comptait treize chaussées entre Albi et la Garonne. Malgré des travaux sous le Second Empire, l'ouverture de la ligne de chemin de fer Toulouse-Albi en 1864 fait chuter le trafic, jusqu'au déclassement de 1926. En mars 1930, une crue exceptionnelle ravage la vallée.
Activités : gabarres, canoë et plaisance
À Albi, des gabarres proposent des promenades sur le Tarn. Dans les gorges, longues de 53 km entre Quézac et Le Rozier, et jusque sous le viaduc de Millau, le canoë-kayak et les bateaux à fond plat font la réputation de la rivière. À Moissac et à Montauban, les plaisanciers du canal de Garonne descendent sur le Tarn pour quelques kilomètres. Chacun de ces usages a besoin de ses propres signaux : embarcadères, passes, zones réservées.
Panneaux fluviaux typiques : Tarn
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Questions fréquentes
Le Tarn est-il navigable ?
Pas au sens réglementaire : il a été rayé de la nomenclature des voies navigables le 28 décembre 1926. De courtes sections, à Moissac et à Montauban, restent accessibles aux bateaux depuis le canal de Garonne.
Comment passer du canal de Garonne au Tarn ?
À Moissac, par une écluse à deux sas qui descend à la rivière ; à Montauban, par l'embranchement du canal et l'écluse de descente en Tarn.
Qui décide de la signalisation sur le Tarn ?
VNF pour les sections rattachées au canal ; ailleurs, les services de l'État gestionnaires du domaine public fluvial, sous l'autorité du préfet.




