Le tirant d'air mesure tout ce qui dépasse de l'eau : timonerie, mât, antennes, bimini, chargement. Il varie avec la charge : un bateau allégé remonte, et son tirant d'air augmente. On le réduit en abaissant les superstructures repliables.
Il se compare à la hauteur libre de l'ouvrage, l'espace entre la surface de l'eau et le dessous du pont. Par abus, on parle aussi du « tirant d'air d'un pont ». Le signal C.2 annonce une hauteur libre limitée, parfois chiffrée. Mais cette hauteur dépend du niveau de l'eau : en crue, elle diminue, et sous une voûte, elle est plus faible près des piles. D'où les échelles de tirant d'air sur les piles.
Exemple classique : un tirant d'air de 3,20 m sous un pont annoncé à 3,40 m ne passe pas forcément en crue. Voir le thème écluses et ouvrages.
