Signalisation
fluviale.fr

Normes et réglementation

Implantation des panneaux fluviaux : les règles du SIGNI

L'implantation des panneaux fluviaux compte autant que leur dimension : un signal mal orienté ou masqué par la végétation ne remplit pas son rôle. Le SIGNI donne les règles de position, de hauteur et d'orientation.

Implantation des panneaux : reconnaissance des lieux et visibilité

Chaque signal côtier est établi après une reconnaissance des lieux, à l'endroit le plus approprié, en vérifiant qu'il reste visible à tous les niveaux d'eau (SIGNI, 6.1.14). Le choix tient aussi compte de l'entretien et de la protection contre les glaces et les crues (6.1.16). Avant d'installer un signal côtier, on mesure la profondeur devant le signal et dans la direction qu'il indique (6.1.17).

Les signaux requis par la navigation doivent se voir de l'un à l'autre (1.1.9), et rester visibles de tous les points du chenal aussi longtemps que le conducteur en a besoin (3.1.9). Le fond compte autant que le panneau : sur un fond clair, un panneau rouge se voit de plus loin qu'un panneau blanc ; sur un fond sombre, c'est l'inverse (2.2.6). Une haie, un arbre ou un mur de quai changent donc la lecture d'un même signal.

Position par rapport au chenal et à la rive

Le SIGNI rattache la position du signal à son sens. Les signaux qui ne valent que pour un côté du chenal, surtout des interdictions et des indications, se placent du côté auquel ils s'appliquent (6.1.2). Leur intitulé le dit souvent : A.5 interdit le stationnement « du côté de la voie où le panneau est placé ». Poser un tel panneau sur la mauvaise rive en change la portée.

La rive gauche et la rive droite s'entendent de la source vers l'embouchure. Sur un canal, il est recommandé de les définir pour un observateur tourné dans le sens des points kilométriques croissants (1.1.10). Cette convention doit figurer sur le plan remis à l'équipe de pose.

Certains signaux portent leur propre distance : C.5 indique en mètres, à partir du signal, la distance à laquelle les bateaux doivent se maintenir de la rive. Son implantation se repère donc précisément, souvent au point kilométrique.

Orientation : parallèle ou perpendiculaire à l'axe du chenal

La section 6.1 ne prévoit que deux orientations :

  • parallèle à l'axe du chenal : pour les signaux côtiers d'une navigation à double sens, vus par les montants comme par les avalants. Pour une meilleure visibilité, l'angle entre le panneau et l'axe peut atteindre 10° au plus (6.1.2) ;
  • perpendiculaire à l'axe du chenal : la plupart des signaux, qui ne visent en général pas un seul côté, sont tournés vers l'usager qui arrive. Pour une navigation dans un seul sens, l'angle avec l'axe ne doit pas descendre sous 60° (6.1.3).

Quand un symbole doit être lu de loin dans les deux sens, la perche peut porter deux panneaux disposés en angle, l'un tourné vers l'amont, l'autre vers l'aval (6.1.15). L'appendice 1 explique pourquoi l'angle compte : vue en biais, la distance de perception est multipliée par le cosinus de l'angle entre l'observateur et la perpendiculaire au panneau. À 60° de cette perpendiculaire, elle est divisée par deux.

Hauteur : 3 m au-dessus du sol, 1,5 m au-dessus des hautes eaux

Pour les signaux côtiers, la section 2.2.3 fixe la hauteur entre le bord inférieur du panneau et la base du signal à 3 m au moins ; 2 m sont admis là où le relief l'exige. Au niveau des hautes eaux, 1,5 m au moins doit séparer la surface de l'eau du bord inférieur du panneau. Si les conditions locales empêchent de respecter ces 1,5 m, l'autorité compétente peut imposer d'autres prescriptions pour garantir la visibilité (14.3.2).

Ces valeurs se traduisent directement dans le choix du support : longueur du poteau, profondeur de scellement ou de lestage, platine sur un mur de quai, fixation sur un garde-corps ou une pile. Le niveau des hautes eaux du site est donc une donnée d'entrée du plan. Voir supports et fixations.

Signaux sur ouvrages et regroupement de signaux

Sur les ponts et les barrages, les signaux se fixent sur l'ouvrage lui-même : losanges A.10 ou D.2 de part et d'autre de la passe, losange D.1 au-dessus de la passe recommandée, échelles de tirant d'air renversées sur les piles (chapitre 8). Le détail figure sur la page signalisation des ponts et écluses.

Le SIGNI ne fixe pas de nombre maximal de panneaux par support, mais il encadre les compositions : cartouche de distance au-dessus du signal principal, cartouches d'explication et de catégorie au-dessous, flèche à côté ou au-dessous (3.5.2). Quand plusieurs panneaux forment un ensemble, par exemple un signal et ses plaques de texte, l'éclairage se calcule sur la surface totale de la composition (appendice 5). En pratique, on évite de grouper sur un même poteau des signaux sans lien entre eux : un ensemble chargé se lit moins vite.

Lisibilité de nuit et voisinage routier

Un panneau seul peut servir de signal de nuit à condition d'être éclairé (1.1.13). Les signaux de l'annexe 7 du CEVNI sont éclairés de nuit par des feux blancs fixes dirigés, qui fonctionnent sans interruption et ne gênent pas le conducteur ; sans électricité, le panneau est recouvert d'un matériau réfléchissant de la couleur correspondante (2.2.7). Voir la page visibilité et éclairage des signaux.

Près d'une route ou d'une voie ferrée, les feux de balisage ne doivent pas gêner les autres modes de transport, et l'installation se fait de concert avec les autorités concernées (2.4). Nous posons en berge, sur ouvrage, sur cordes ou depuis l'eau : voir pose de signalisation fluviale.

Signaux cités

Questions fréquentes

À quelle hauteur poser un panneau de signalisation fluviale ?

Pour un signal côtier, le SIGNI demande au moins 3 m entre le bord inférieur du panneau et la base du signal (2 m si le relief l'impose), et au moins 1,5 m entre le niveau des hautes eaux et le bord inférieur du panneau (section 2.2.3).

Faut-il tourner le panneau face au chenal ?

Cela dépend du signal. Un signal côtier destiné à une navigation à double sens se pose parallèle à l'axe du chenal, avec un angle de 10° au plus. Les autres se posent perpendiculaires à l'axe, avec un angle d'au moins 60° pour une navigation dans un seul sens (section 6.1).

Qui décide de l'emplacement d'un signal ?

Le gestionnaire de la voie d'eau, dans le cadre fixé par l'autorité de police de la navigation. Nous posons sur la base de son plan et lui signalons les contraintes constatées sur place : végétation, accès, cote des hautes eaux.

Sources

Page mise à jour le 5 octobre 2026. Informations données à titre indicatif : seuls les textes officiels font foi.

Une liste, un recensement, un plan de signalisation ?

Envoyez-nous votre besoin, même incomplet : nous le reprenons ligne par ligne, proposons les formats adaptés et chiffrons la fourniture, avec ou sans pose.

06 51 96 40 72 · info@signalisationfluviale.fr

Demander un devis