Signalisation
fluviale.fr

Le canal de Garonne · Histoire

Histoire du canal de Garonne

L'histoire du canal de Garonne commence au XIXe siècle : il s'agit de prolonger le canal du Midi jusqu'à Bordeaux sans dépendre d'une Garonne capricieuse. Ouvert en 1856, il sera modernisé dans les années 1970.

Prolonger le canal du Midi jusqu'à Bordeaux

Après l'ouverture du canal du Midi en 1681, les bateaux qui voulaient gagner Bordeaux devaient emprunter la Garonne depuis Toulouse. La navigation sur le fleuve en amont restait très incertaine. L'idée d'un canal latéral s'impose pour achever la liaison entre la Méditerranée et l'Atlantique. En 1832, l'État accorde une concession à un premier entrepreneur, puis le déchoit de ses droits ; en 1838, il indemnise les héritiers du concessionnaire et engage lui-même la construction, avec un budget de quarante millions de francs.

Le chantier du canal de Garonne (1838-1856)

Les travaux commencent en 1838 sous la direction de l'ingénieur des Ponts et Chaussées Jean-Baptiste de Baudre. Le canal est ouvert par tronçons : en 1844, de Toulouse à Montauban par Montech ; en 1853, jusqu'à Buzet-sur-Baïse ; l'ouvrage est achevé en mai 1856, jusqu'à Castets-en-Dorthe. Les grands ponts-canaux en sont les pièces maîtresses : celui d'Agen, plus de 500 m et 23 arches au-dessus de la Garonne, et celui du Cacor, qui franchit le Tarn à Moissac.

La concurrence du chemin de fer

À peine achevé, le canal affronte le rail. À partir de 1858, il est exploité, comme le canal du Midi, par la Compagnie des chemins de fer du Midi, qui augmente les péages. Le trafic fluvial recule fortement au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, avant que l'État ne reprenne la main sur les deux canaux à la fin du siècle.

La modernisation du XXe siècle

Dans les années 1970, les écluses de la ligne principale sont allongées à 40,50 m pour recevoir des péniches au gabarit Freycinet ; les écluses de Montech, sur l'embranchement de Montauban, gardent l'ancien gabarit de 30 m. En 1974 est mise en service la pente d'eau de Montech, imaginée par l'ingénieur Jean Aubert : un bouclier motorisé pousse un « coin d'eau » portant le bateau le long d'un plan incliné de 443 m, à la place de cinq écluses.

Le tournant de la plaisance

La flotte de location ne comptait qu'une douzaine de bateaux en 1970 ; elle en comptait plusieurs centaines dans les années 2000. La location sans permis représente aujourd'hui plus de la moitié de l'activité de tourisme fluvial sur le canal. L'embranchement de Montauban, fermé en 1996 à cause de fuites des digues, a été restauré puis rouvert. La pente d'eau de Montech, tombée en panne en 2009, est depuis hors service.

Ce que cette histoire laisse à la navigation et à la signalisation

Le canal garde deux gabarits : 40,50 m sur la ligne principale, 30 m sur l'embranchement de Montauban. Les dimensions admises doivent donc être affichées à l'entrée des sections concernées, souvent par des panneaux de texte sur mesure. Les ponts-canaux du XIXe siècle, comme celui d'Agen, se franchissent en alternat. Voir la page navigation sur le canal de Garonne, les activités, la fiche ponts, écluses et ouvrages et nos panneaux de texte réglementaire.

Sources

Une liste, un recensement, un plan de signalisation ?

Envoyez-nous votre besoin, même incomplet : nous le reprenons ligne par ligne, proposons les formats adaptés et chiffrons la fourniture, avec ou sans pose.

06 51 96 40 72 · info@signalisationfluviale.fr

Demander un devis