Cours de révision
Les feux de base et leurs secteurs
Les feux se montrent du coucher au lever du soleil, et de jour par visibilité réduite ; les marques de jour, de jour.
- Feu de tête de mât : blanc, dans l'axe, visible sur 225°, de l'avant jusqu'à 22,5° sur l'arrière du travers de chaque bord. Un second feu, en arrière et plus haut, est obligatoire à partir de 50 m.
- Feux de côté : vert à tribord, rouge à bâbord, 112,5° chacun, de l'avant jusqu'à 22,5° sur l'arrière du travers. Ils peuvent être réunis en une seule lanterne sur un navire de moins de 20 m.
- Feu de poupe : blanc, 135° vers l'arrière (67,5° de chaque bord).
- Feu de remorquage : jaune, même secteur que le feu de poupe, placé au-dessus de lui.
- Feu visible sur tout l'horizon : 360°.
Portées minimales du feu de tête de mât : 2 milles sous 12 m, 6 milles à partir de 50 m ; feux de côté : 1 mille sous 12 m.
Tableau des principaux feux et marques
| Navire | De nuit | De jour |
|---|---|---|
| À propulsion mécanique en route | Tête de mât, feux de côté, poupe | — |
| Voilier en route | Feux de côté et poupe (tricolore possible sous 20 m), rouge sur vert facultatifs | Cône pointe en bas s'il marche aussi au moteur |
| Remorqueur | Deux feux de tête de mât superposés (trois si remorque de plus de 200 m), côté, poupe, feu jaune de remorquage | Losange si remorque de plus de 200 m |
| En train de chaluter | Vert sur blanc | Deux cônes réunis par la pointe |
| En pêche (autre engin) | Rouge sur blanc | Deux cônes réunis par la pointe |
| Non maître de sa manœuvre | Deux rouges superposés | Deux boules |
| Capacité de manœuvre restreinte | Rouge, blanc, rouge | Boule, losange, boule |
| Handicapé par son tirant d'eau | Trois rouges en plus des feux de route | Cylindre |
| Bateau-pilote en service | Blanc sur rouge | — |
| Au mouillage | Blanc à l'avant, plus haut que le blanc arrière (un seul blanc possible sous 50 m) | Une boule |
| Échoué | Feux de mouillage et deux rouges superposés | Trois boules |
Sans feux de côté ni de poupe, un navire en pêche ou non maître de sa manœuvre n'a pas d'erre (il ne fait pas route surface).
Les petits navires
- Moteur de moins de 12 m : un feu blanc tout horizon et les feux de côté suffisent.
- Moteur de moins de 7 m ne dépassant pas 7 nœuds : un feu blanc tout horizon, et les feux de côté si possible.
- Voilier de moins de 7 m et embarcation à l'aviron : à défaut des feux de voilier, une lampe ou un fanal blanc, montré à temps.
- Moins de 12 m : dispense des feux de non maître et de capacité restreinte, sauf soutien de plongeurs (pavillon « A » rigide d'au moins 1 m) ; dispense des feux d'échouage.
- Moins de 7 m mouillé loin des chenaux et des routes habituelles : ni feu ni boule obligatoire.
Signaux sonores de manœuvre et de brume
Un son bref dure environ 1 seconde, un son prolongé de 4 à 6 secondes. En vue : 1 bref je viens sur tribord, 2 brefs je viens sur bâbord, 3 brefs je bats en arrière, au moins 5 brefs je doute de vos intentions, 1 prolongé à l'approche d'un coude. En chenal étroit : 2 prolongés et 1 bref (rattraper sur tribord), 2 prolongés et 2 brefs (sur bâbord), accord par prolongé, bref, prolongé, bref.
Par visibilité réduite, au moins toutes les 2 minutes : navire à moteur avec erre, 1 prolongé ; stoppé, 2 prolongés ; voilier, pêche, non maître, capacité restreinte, tirant d'eau, remorqueur : 1 prolongé et 2 brefs ; remorqué avec équipage, 1 prolongé et 3 brefs. Au mouillage, cloche environ 5 secondes chaque minute ; échoué, trois coups de cloche avant et après. Sous 12 m, un autre signal efficace suffit.
Signaux de détresse
Principaux signaux de détresse : fusée à parachute ou feu à main rouge, fumée orange, son continu d'un appareil de brume, SOS en Morse, « Mayday » à la radio, mouvements lents des bras étendus, flammes à bord. Leur usage hors détresse est interdit ; pour appeler l'attention, on utilise un signal impossible à confondre ou un projecteur dirigé vers le danger.
Voir aussi les règles de barre puis entraînez-vous sur le test du code côtier.