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Code côtier · thème

Règles de barre et de route : cours et QCM du code côtier

Les règles de barre du RIPAM (partie B) disent qui doit manœuvrer quand deux navires risquent de s'aborder. Révisez-les ici, puis testez-vous avec le QCM corrigé.

Cours de révision

Veille, vitesse de sécurité et risque d'abordage

Ces trois règles s'appliquent quelle que soit la visibilité.

  • Veille (règle 5) : permanente, à la vue et à l'ouïe, complétée par tous les moyens disponibles. Le pilote automatique n'en dispense jamais.
  • Vitesse de sécurité (règle 6) : aucune valeur chiffrée ; c'est la vitesse qui permet d'éviter un abordage et de s'arrêter sur une distance adaptée. Elle dépend notamment de la visibilité, du trafic, de la manœuvrabilité du navire, de l'état de la mer et de la proximité des dangers.
  • Risque d'abordage (règle 7) : il existe si le relèvement au compas d'un navire qui se rapproche ne change pas sensiblement. Il peut exister malgré une variation du relèvement (très grand navire, remorquage, courte distance). En cas de doute, il existe.

Manœuvrer pour éviter l'abordage

Toute manœuvre (règle 8) est franche, faite largement à temps et assez importante pour être vue par l'autre navire, à l'œil ou au radar. Pas de petites corrections successives. Si nécessaire, on réduit sa vitesse ou on casse son erre, et on vérifie l'effet de la manœuvre jusqu'à ce que l'autre soit paré et clair.

  • Navire non privilégié (règle 16) : il s'écarte tôt et largement.
  • Navire privilégié (règle 17) : il garde cap et vitesse, mais peut manœuvrer seul si l'autre n'agit pas, et doit manœuvrer si l'abordage ne peut plus être évité autrement.

Navires en vue : qui s'écarte ?

  • Rattrapant (règle 13) : celui qui arrive de plus de 22,5° sur l'arrière du travers de l'autre (de nuit, il ne voit que le feu de poupe) s'écarte toujours, voilier compris, jusqu'à être paré et clair.
  • Routes opposées (règle 14) : deux navires à moteur face à face viennent chacun sur tribord et se croisent bâbord sur bâbord.
  • Routes qui se croisent (règle 15) : entre deux navires à moteur, celui qui voit l'autre sur son tribord s'écarte, en évitant de couper sa route sur l'avant.
  • Voiliers (règle 12) : bâbord amures s'écarte de tribord amures ; à amures égales, celui qui est au vent s'écarte. Le côté du vent est le côté opposé à la grand-voile.

Un voilier qui utilise son moteur, même voiles hautes, est un navire à propulsion mécanique ; de jour, il porte un cône pointe en bas. Pour reconnaître chaque navire, révisez les feux et marques.

Responsabilités réciproques

Hors chenal étroit, dispositif de séparation du trafic et dépassement (règles 9, 10 et 13), la règle 18 fixe une hiérarchie :

  1. le navire à moteur s'écarte du voilier, du navire en pêche, du navire à capacité de manœuvre restreinte et du non maître de sa manœuvre ;
  2. le voilier s'écarte du navire en pêche, du navire à capacité restreinte et du non maître de sa manœuvre ;
  3. le navire en pêche s'écarte, si possible, des deux derniers.

Tout navire, sauf le non maître de sa manœuvre et le navire à capacité restreinte, évite de gêner un navire handicapé par son tirant d'eau.

Chenaux étroits et dispositifs de séparation du trafic

  • Chenal étroit (règle 9) : on serre la limite située sur tribord. Les navires de moins de 20 mètres et les voiliers ne gênent pas le navire qui ne peut naviguer que dans le chenal ; le navire en pêche ne gêne pas le passage des autres navires qui naviguent dans le chenal. On ne traverse pas si cela gêne, et on émet un son prolongé à l'approche d'un coude.
  • Dispositif de séparation du trafic (règle 10) : on suit la voie dans le sens du trafic, on y entre ou en sort par les extrémités ou sous un angle faible, on la coupe avec un cap aussi perpendiculaire que possible. Les voiliers et les navires de moins de 20 mètres peuvent utiliser la zone de navigation côtière et ne doivent pas gêner les navires à moteur qui suivent la voie.

Visibilité réduite

Entre navires qui ne se voient pas (règle 19), il n'y a plus de privilégié : chacun adopte une vitesse de sécurité, tient sa machine prête et évite la situation très rapprochée. Pour un navire détecté au radar seulement, on évite de venir sur bâbord s'il est sur l'avant du travers (sauf s'il est rattrapé) et de venir vers lui s'il est par le travers ou en arrière. Si l'on entend un signal de brume sur l'avant du travers, on réduit au minimum pour gouverner. Entraînez-vous ensuite avec l'examen blanc du code côtier.

Les 90 questions du thème et leurs réponses

Selon le RIPAM, comment la veille doit-elle être assurée ?

Réponse : En permanence, par la vue et par l'ouïe, ainsi que par tous les moyens disponibles adaptés aux circonstances

Tout navire doit assurer en permanence une veille visuelle et auditive appropriée, en utilisant aussi tous les moyens disponibles (radar, VHF…), afin d'apprécier pleinement la situation et le risque d'abordage.

RIPAM règle 5

Vous naviguez au moteur, pilote automatique enclenché, par beau temps. Que vous impose la règle de veille ?

Réponse : Surveiller en permanence les alentours, à la vue et à l'ouïe, comme à la barre

Le pilote automatique ne dispense jamais de la veille : elle est permanente, visuelle et auditive. La VHF est un moyen complémentaire, pas un substitut.

RIPAM règle 5

Qu'appelle-t-on la « vitesse de sécurité » ?

Réponse : Une vitesse qui permet d'agir efficacement pour éviter un abordage et de s'arrêter sur une distance adaptée aux circonstances

Le RIPAM ne fixe pas de chiffre : la vitesse de sécurité est celle qui permet de manœuvrer de façon appropriée et efficace pour éviter un abordage et de s'arrêter sur une distance adaptée aux circonstances.

RIPAM règle 6

Parmi ces éléments, lesquels faut-il prendre en compte pour fixer votre vitesse de sécurité ?

Réponse : La densité du trafic ; La visibilité

La règle 6 cite notamment la visibilité, la densité du trafic, la capacité de manœuvre du navire, l'état du vent, de la mer et du courant et la proximité des dangers. La marque du moteur ou la distance au port d'attache n'en font pas partie.

RIPAM règle 6

Vous naviguez au radar dans le brouillard. Que rappelle le RIPAM sur l'usage du radar pour fixer la vitesse de sécurité ?

Réponse : Il faut tenir compte de ses limites : les petites embarcations ou les objets flottants peuvent être mal détectés

Pour les navires équipés d'un radar, la règle 6 impose de tenir compte de ses limites (portée, échos de mer, petites embarcations mal détectées). Le radar complète la veille et les signaux sonores, il ne les remplace pas.

RIPAM règle 6

Un navire se rapproche et son relèvement au compas ne change pas sensiblement. Qu'en concluez-vous ?

Réponse : Il existe un risque d'abordage

Un relèvement constant d'un navire dont la distance diminue est le signe classique d'un risque d'abordage : les deux navires se dirigent vers le même point.

RIPAM règle 7

Vous doutez de l'existence d'un risque d'abordage avec un navire qui approche. Que prévoit le RIPAM ?

Réponse : Vous devez considérer que ce risque existe

S'il y a doute, on doit considérer que le risque d'abordage existe, et agir en conséquence.

RIPAM règle 7

De nuit, vous voyez ces feux sur votre avant ; leur relèvement varie nettement. Pouvez-vous écarter tout risque d'abordage ?
Feux d'un navire vus de nuit

Réponse : Non : avec un remorqueur et sa remorque, le risque peut exister même si le relèvement varie nettement

Ces feux sont ceux d'un remorqueur (deux feux de tête de mât superposés). La règle 7 précise que le risque peut exister malgré une variation appréciable du relèvement, notamment à l'approche d'un très grand navire, d'un remorquage ou à courte distance.

RIPAM règle 7

Dans quels cas un risque d'abordage peut-il exister même si le relèvement de l'autre navire varie de façon appréciable ?

Réponse : À l'approche d'un très grand navire ; Lorsque l'autre navire est à courte distance

La règle 7 cite l'approche d'un très grand navire, d'un remorquage, et les courtes distances : la variation du relèvement ne suffit alors plus à écarter le risque. Le type de navire (voilier) ou l'état de la mer n'entrent pas en jeu.

RIPAM règle 7

Selon le RIPAM, toute manœuvre pour éviter un abordage doit être :

Réponse : franche, exécutée largement à temps, conformément aux bons usages maritimes

La manœuvre doit être franche, faite largement à temps et selon les bons usages maritimes. Une suite de petites modifications est à éviter, car l'autre navire risque de ne pas la percevoir.

RIPAM règle 8

Après avoir manœuvré pour éviter un navire, que devez-vous faire ?

Réponse : Contrôler l'efficacité de la manœuvre jusqu'à ce que l'autre navire soit définitivement paré et clair

L'efficacité de la manœuvre doit être vérifiée jusqu'à ce que l'autre navire soit définitivement paré et clair. Reprendre sa route trop tôt peut recréer le risque.

RIPAM règle 8

Si c'est nécessaire pour éviter un abordage ou pour mieux apprécier la situation, le RIPAM prévoit que le navire :

Réponse : réduise sa vitesse, ou casse son erre en stoppant ou en battant en arrière

La règle 8 prévoit qu'un navire réduise sa vitesse ou casse son erre (en stoppant ou en battant en arrière) si cela est nécessaire pour éviter l'abordage ou se donner du temps.

RIPAM règle 8

Vous disposez d'une large étendue d'eau libre. Quelle manœuvre est souvent la plus efficace pour éviter une situation très rapprochée ?

Réponse : Un changement de cap seul, fait à temps, important, et qui ne crée pas une autre situation très rapprochée

S'il y a assez d'eau libre, un changement de cap seul peut être la manœuvre la plus efficace, à condition d'être fait en temps utile, d'être important et de ne pas créer une autre situation très rapprochée.

RIPAM règle 8

Un navire tenu de « ne pas gêner » le passage d'un autre doit :

Réponse : manœuvrer tôt pour laisser à l'autre navire assez d'espace pour passer sans danger

Le navire tenu de ne pas gêner doit, si les circonstances l'exigent, manœuvrer tôt pour laisser suffisamment d'espace à l'autre. Cette obligation demeure même si un risque d'abordage apparaît ensuite.

RIPAM règle 8

Dans un chenal étroit, de quel côté doit naviguer un navire qui le suit ?

Réponse : Le plus près possible de la limite extérieure du chenal située sur son tribord, si c'est sans danger

Un navire qui suit un chenal étroit se tient aussi près que possible de la limite extérieure située sur son tribord, dans la mesure où c'est sans danger et possible.

RIPAM règle 9

Dans un chenal étroit, un navire de moins de 20 mètres :

Réponse : ne doit pas gêner le passage d'un navire qui ne peut naviguer en sécurité qu'à l'intérieur du chenal

Les navires de moins de 20 mètres et les voiliers ne doivent pas gêner le passage d'un navire qui ne peut naviguer en sécurité qu'à l'intérieur d'un chenal étroit.

RIPAM règle 9

Vous êtes à bord d'un voilier de 12 mètres dans un chenal étroit. Un cargo, qui ne peut naviguer qu'à l'intérieur du chenal, arrive. Que faites-vous ?

Réponse : Vous manœuvrez pour ne pas gêner son passage

Dans un chenal étroit, la règle 9 l'emporte sur la hiérarchie de la règle 18 : un voilier ne doit pas gêner le passage d'un navire qui ne peut naviguer en sécurité que dans le chenal.

RIPAM règles 9 et 18

Dans un chenal étroit, quels navires ne doivent pas gêner le passage d'un navire qui ne peut naviguer en sécurité qu'à l'intérieur du chenal ?

Réponse : Un navire de moins de 20 mètres ; Un navire à voile

La règle 9 vise expressément les navires de moins de 20 mètres et les navires à voile. Un pétrolier contraint de rester dans le chenal est précisément le navire qu'il ne faut pas gêner.

RIPAM règle 9

Un navire en train de pêcher dans un chenal étroit :

Réponse : ne doit pas gêner le passage des autres navires qui naviguent dans le chenal

Dans un chenal étroit, un navire en train de pêcher ne doit pas gêner le passage de tout autre navire qui navigue à l'intérieur du chenal.

RIPAM règle 9

Vous voulez traverser un chenal étroit. Un pétrolier, qui ne peut naviguer qu'à l'intérieur du chenal, approche. Que dit le RIPAM ?

Réponse : Vous ne devez pas traverser si cela gêne son passage

Un navire ne doit pas traverser un chenal étroit si, ce faisant, il gêne le passage d'un navire qui ne peut naviguer en sécurité qu'à l'intérieur de ce chenal.

RIPAM règle 9

Un navire qui ne peut naviguer qu'à l'intérieur d'un chenal étroit doute des intentions d'un voilier qui le traverse. Quel signal sonore peut-il émettre ?

Réponse : Au moins cinq sons brefs et rapides

Le navire gêné peut exprimer son doute par au moins cinq sons brefs et rapides. Deux sons brefs annoncent une venue sur bâbord, trois sons brefs une marche arrière.

RIPAM règles 9 et 34

Dans un chenal étroit, vous approchez d'un coude qui masque la vue sur la suite du chenal. Quel signal sonore émettez-vous ?

Réponse : Un son prolongé

À l'approche d'un coude où d'autres navires peuvent être masqués, on navigue avec prudence et on émet un son prolongé ; un navire qui l'entend de l'autre côté répond par un son prolongé.

RIPAM règles 9 et 34

Dans un chenal étroit, vous voulez dépasser un navire en le laissant sur votre bâbord (vous passez sur son tribord), ce qui l'oblige à manœuvrer. Quel signal émettez-vous ?

Réponse : Deux sons prolongés suivis d'un son bref

Deux sons prolongés et un son bref : « j'ai l'intention de vous rattraper sur tribord ». Deux sons prolongés et deux sons brefs annoncent un dépassement sur bâbord.

RIPAM règles 9 et 34

Dans un chenal étroit, le navire qu'on veut dépasser est d'accord. Quel signal sonore émet-il ?

Réponse : Un son prolongé, un son bref, un son prolongé, un son bref

L'accord du navire rattrapé se signale par prolongé, bref, prolongé, bref ; il manœuvre alors pour permettre le dépassement. En cas de doute, il émet au moins cinq sons brefs.

RIPAM règles 9 et 34

Dans un dispositif de séparation du trafic, comment devez-vous suivre une voie de circulation ?

Réponse : Dans la direction générale du trafic de cette voie

Un navire qui utilise un dispositif de séparation du trafic suit la voie de circulation appropriée, dans la direction générale du trafic de cette voie.

RIPAM règle 10

Vous êtes obligé de couper une voie de circulation d'un dispositif de séparation du trafic. Comment le faites-vous ?

Réponse : Avec un cap aussi perpendiculaire que possible à la direction générale du trafic

Il faut éviter de couper les voies ; si on y est obligé, on le fait avec un cap aussi perpendiculaire que possible à la direction générale du trafic, pour rester le moins longtemps possible dans la voie.

RIPAM règle 10

Comment doit-on entrer dans une voie de circulation ou en sortir ?

Réponse : En principe par ses extrémités ; par le côté, sous un angle aussi faible que possible par rapport à la direction du trafic

On entre ou on sort normalement aux extrémités de la voie ; si on le fait par le côté, c'est sous un angle aussi faible que possible par rapport à la direction générale du trafic.

RIPAM règle 10

Quels navires peuvent utiliser la zone de navigation côtière d'un dispositif, même s'ils pourraient emprunter sans danger la voie de circulation voisine ?

Réponse : Un voilier ; Un navire de moins de 20 mètres

La zone de navigation côtière (entre le dispositif et la côte) n'est normalement pas utilisée par le trafic de transit ; les navires de moins de 20 mètres, les voiliers et les navires en pêche peuvent toutefois l'utiliser.

RIPAM règle 10

Un voilier ou un navire de moins de 20 mètres qui navigue près d'une voie de circulation :

Réponse : ne doit pas gêner le passage sans danger d'un navire à propulsion mécanique qui suit cette voie

Dans un dispositif de séparation du trafic, les navires de moins de 20 mètres et les voiliers ne doivent pas gêner le passage sans danger d'un navire à propulsion mécanique qui suit une voie de circulation.

RIPAM règle 10

Un navire qui n'utilise pas un dispositif de séparation du trafic doit :

Réponse : s'en écarter d'une distance aussi grande que possible

Un navire qui n'utilise pas un dispositif de séparation du trafic doit s'en écarter avec une marge aussi large que possible.

RIPAM règle 10

Dans un dispositif de séparation du trafic, que doit faire un navire vis-à-vis de la zone ou de la ligne de séparation ?

Réponse : S'en écarter : on n'y entre normalement pas, sauf notamment en cas d'urgence pour éviter un danger immédiat

Un navire doit se tenir à l'écart de la ligne ou de la zone de séparation et normalement ne pas y pénétrer, sauf pour couper le dispositif, y entrer ou en sortir, en cas d'urgence ou pour pêcher dans la zone.

RIPAM règle 10

Les règles propres aux dispositifs de séparation du trafic dispensent-elles un navire qui suit une voie de circulation d'appliquer les autres règles de barre ?

Réponse : Non : il reste soumis aux autres règles du RIPAM

La règle 10 ne dispense aucun navire des obligations prévues par les autres règles : un navire qui suit une voie de circulation n'acquiert pas de priorité générale.

RIPAM règle 10

Deux voiliers reçoivent le vent d'un bord différent et risquent de s'aborder. Lequel doit s'écarter ?

Réponse : Celui qui reçoit le vent de bâbord (bâbord amures)

Quand les deux voiliers reçoivent le vent de bords différents, celui qui le reçoit de bâbord s'écarte de la route de l'autre.

RIPAM règle 12

Deux voiliers reçoivent le vent du même bord et risquent de s'aborder. Lequel doit s'écarter ?

Réponse : Celui qui est au vent

Quand les deux voiliers reçoivent le vent du même bord, celui qui est au vent s'écarte de la route de celui qui est sous le vent.

RIPAM règle 12

Pour appliquer la règle des amures, comment le RIPAM définit-il le côté d'où vient le vent ?

Réponse : Le côté opposé à celui où est bordée la grand-voile

Le côté du vent est réputé être le côté opposé à celui où est bordée la grand-voile (pour un gréement carré, la plus grande voile longitudinale).

RIPAM règle 12

Que signifie « naviguer tribord amures » ?

Réponse : Recevoir le vent par le côté tribord

Tribord amures : le vent arrive par tribord, la grand-voile est donc bordée à bâbord. Ce voilier est prioritaire sur un voilier bâbord amures.

RIPAM règle 12

Vous êtes à bord d'un voilier bâbord amures. Un voilier tribord amures approche, relèvement constant. Que faites-vous ?

Réponse : Vous vous écartez de sa route

Le voilier qui reçoit le vent de bâbord s'écarte de la route de celui qui le reçoit de tribord. Venir chacun sur tribord est la règle de deux navires à moteur face à face, pas celle des voiliers.

RIPAM règle 12

Vous êtes bâbord amures. Un voilier se trouve au vent à vous et vous ne pouvez pas déterminer de quel bord il reçoit le vent. Que faites-vous ?

Réponse : Vous vous écartez de sa route

Le voilier bâbord amures qui voit un voilier au vent sans pouvoir dire de quel bord celui-ci reçoit le vent doit s'écarter : dans les deux cas, il serait tenu de le faire.

RIPAM règle 12

Vous êtes vent arrière, grand-voile bordée à bâbord. Un voilier bâbord amures, au près, croise votre route avec risque d'abordage. Qui doit s'écarter ?

Réponse : L'autre voilier, car vous êtes tribord amures

Grand-voile à bâbord : le vent est réputé venir de tribord, vous êtes tribord amures. L'autre, bâbord amures, s'écarte. L'allure (près, portant) ne compte pas, seules comptent les amures.

RIPAM règle 12

Un voilier qui fait route au moteur, voiles hautes ou non, est considéré comme :

Réponse : un navire à propulsion mécanique

Un navire à voile n'est considéré comme tel que si sa machine propulsive, s'il en a une, n'est pas utilisée. Au moteur, il applique les règles des navires à propulsion mécanique.

RIPAM règle 3

De jour, un voilier montre cette marque à l'avant. Que devez-vous en déduire ?
Marque de jour sur un navire

Réponse : Il marche au moteur, voiles hautes : il applique les règles des navires à propulsion mécanique

Le cône pointe en bas signale un navire qui marche à la voile et utilise en même temps son moteur. Il est alors un navire à propulsion mécanique.

RIPAM règles 3 et 25

Vous êtes à bord d'un navire à moteur. Un voilier montrant cette marque arrive sur votre tribord ; vos routes se croisent, relèvement constant. Qui doit s'écarter ?
Marque de jour sur un navire

Réponse : Vous, car c'est un navire à propulsion mécanique qui se trouve sur votre tribord

Avec cette marque, le voilier marche au moteur : c'est un croisement entre deux navires à propulsion mécanique. Celui qui voit l'autre sur son tribord, ici vous, s'écarte.

RIPAM règles 3, 15 et 25

Vous êtes à bord d'un voilier, voiles hautes et moteur en marche. Un voilier tribord amures, sous voiles seules, croise votre route avec risque d'abordage. Qui doit s'écarter ?

Réponse : Vous, car vous êtes un navire à propulsion mécanique

Moteur en marche, vous êtes un navire à propulsion mécanique : vous devez vous écarter d'un navire à voile. Les règles des amures ne s'appliquent qu'entre deux voiliers sous voiles seules.

RIPAM règles 3 et 18

Un navire en rattrape un autre. Lequel doit s'écarter ?

Réponse : Le navire qui rattrape, quel que soit son type

Tout navire qui en rattrape un autre doit s'écarter de sa route, nonobstant les autres règles de la partie B : un voilier qui rattrape un navire à moteur doit donc s'écarter.

RIPAM règle 13

À partir de quelle direction un navire est-il considéré comme « rattrapant » ?

Réponse : Quand il arrive d'une direction de plus de 22,5° sur l'arrière du travers de l'autre

Un navire rattrape un autre lorsqu'il s'en approche en venant d'une direction de plus de 22,5° sur l'arrière de son travers : de nuit, il ne verrait que son feu de poupe.

RIPAM règle 13

De nuit, vous vous rapprochez de ce feu, droit devant, en suivant la même route : vous rattrapez un navire. Qui doit s'écarter ?
Feu d'un navire vu de nuit

Réponse : Vous, navire rattrapant

Ce feu blanc est le feu de poupe du navire que vous rattrapez. Le rattrapant s'écarte toujours, même s'il est à voile et l'autre à moteur : la règle 13 prime sur la règle 18.

RIPAM règle 13

Vous ne savez pas avec certitude si vous rattrapez un autre navire ou si vos routes se croisent. Que faites-vous ?

Réponse : Vous vous considérez comme rattrapant et vous vous écartez

En cas de doute, un navire doit se considérer comme rattrapant et manœuvrer en conséquence.

RIPAM règle 13

Quelles affirmations sur le navire rattrapant sont exactes ?

Réponse : Il doit s'écarter de la route du navire rattrapé ; Cette obligation s'applique même à un voilier qui rattrape un navire à moteur

Le rattrapant s'écarte quel que soit son type, et un changement ultérieur de relèvement ne fait pas de lui un navire qui croise : il reste tenu de s'écarter jusqu'à ce qu'il soit paré et clair. Aucun côté de dépassement n'est imposé en mer libre.

RIPAM règle 13

Vous êtes à bord d'un navire à moteur. De nuit, vous voyez ces feux droit devant vous. Que faites-vous ?
Feux d'un navire vus de nuit

Réponse : Vous venez sur tribord

Feu de tête de mât, feux vert et rouge : un navire à moteur vient vers vous. Deux navires à moteur qui font route l'un vers l'autre viennent chacun sur tribord pour passer bâbord sur bâbord.

RIPAM règle 14

Deux navires à propulsion mécanique font route l'un vers l'autre à des caps opposés, avec risque d'abordage. Que doivent-ils faire ?

Réponse : Chacun vient sur tribord, pour passer bâbord sur bâbord

Dans la situation de routes directement ou presque directement opposées, chaque navire à moteur vient sur tribord ; ils se croisent alors bâbord sur bâbord.

RIPAM règle 14

Dans quels cas deux navires à moteur sont-ils en situation de « routes opposées » au sens de la règle 14 ?

Réponse : De jour, chacun voit l'autre droit devant ou presque, dans l'axe ; De nuit, chacun voit les feux de tête de mât de l'autre alignés ou presque, ou ses deux feux de côté

La situation existe quand un navire voit l'autre devant lui ou presque : de nuit, feux de tête de mât alignés ou presque et/ou les deux feux de côté ; de jour, l'aspect correspondant. Voir le feu de poupe indique un dépassement.

RIPAM règle 14

Votre navire à moteur fait route vers ces feux, aperçus droit devant. Quelle manœuvre est attendue de vous ?
Feux d'un navire vus de nuit

Réponse : Venir franchement sur tribord, comme l'autre navire

Ce sont les feux d'un navire à moteur de 50 mètres ou plus vu de face. Sa taille ne change rien : entre deux navires à moteur de face, chacun vient sur tribord.

RIPAM règle 14

Deux navires à moteur ont des routes qui se croisent, avec risque d'abordage. Lequel doit s'écarter ?

Réponse : Celui qui voit l'autre sur son tribord

Quand les routes de deux navires à propulsion mécanique se croisent, celui qui voit l'autre sur tribord s'écarte et évite, si possible, de couper sa route sur l'avant.

RIPAM règle 15

Vous êtes à bord d'un navire à moteur. De nuit, vous voyez ces feux sur votre avant tribord ; leur relèvement ne change pas. Que faites-vous ?
Feux d'un navire vus de nuit

Réponse : Vous vous écartez de sa route, de préférence en passant sur son arrière

Vous voyez son feu rouge : c'est un navire à moteur qui vous présente son côté bâbord, il est sur votre tribord. Vous êtes non privilégié : vous vous écartez franchement, sans couper sa route sur l'avant.

RIPAM règles 15 et 16

Vous êtes à bord d'un navire à moteur. De nuit, vous voyez ces feux sur votre avant bâbord ; leur relèvement ne change pas. Quelle est votre obligation ?
Feux d'un navire vus de nuit

Réponse : Garder votre cap et votre vitesse, en surveillant sa manœuvre

Vous voyez son feu vert : ce navire à moteur vous voit sur son tribord, c'est à lui de s'écarter. Vous êtes privilégié : vous maintenez cap et vitesse en surveillant qu'il manœuvre.

RIPAM règles 15 et 17

À bord d'un navire à moteur, vous voyez un autre navire à moteur sur votre tribord, routes croisées, relèvement constant. Quelles manœuvres sont conformes au RIPAM ?

Réponse : Réduire nettement votre vitesse, voire stopper, pour le laisser passer devant ; Venir franchement sur tribord pour passer sur son arrière

Vous êtes non privilégié : vous devez manœuvrer tôt et franchement, sans couper sa route sur l'avant. Venir nettement sur tribord ou casser votre vitesse sont deux manœuvres conformes.

RIPAM règles 8, 15 et 16

Que doit faire le navire non privilégié ?

Réponse : Manœuvrer tôt et franchement pour s'écarter largement de l'autre

Tout navire tenu de s'écarter de la route d'un autre doit, autant que possible, manœuvrer de bonne heure et franchement pour s'en écarter largement.

RIPAM règle 16

En principe, que doit faire le navire privilégié ?

Réponse : Maintenir son cap et sa vitesse

Lorsqu'un navire doit s'écarter, l'autre, le navire privilégié, maintient son cap et sa vitesse pour que sa route reste prévisible.

RIPAM règle 17

Vous êtes privilégié, mais l'autre navire, tenu de s'écarter, ne semble pas manœuvrer. Que permet le RIPAM ?

Réponse : Manœuvrer vous-même pour éviter l'abordage, dès qu'il devient évident qu'il n'agit pas comme il le devrait

Le navire privilégié peut manœuvrer seul dès qu'il est évident que le navire non privilégié n'agit pas de façon appropriée ; il peut l'avertir par au moins cinq sons brefs.

RIPAM règle 17

Vous êtes privilégié et l'autre navire est si près que l'abordage ne peut plus être évité par sa seule manœuvre. Que devez-vous faire ?

Réponse : Manœuvrer au mieux pour aider à éviter l'abordage

Quand l'abordage ne peut plus être évité par la seule manœuvre du navire non privilégié, le navire privilégié doit lui aussi manœuvrer de la façon la plus utile. Cela ne dispense pas l'autre de ses obligations.

RIPAM règle 17

À bord d'un navire à moteur, vous êtes privilégié dans un croisement ; l'autre navire à moteur, sur votre bâbord, ne manœuvre pas. Si vous agissez seul, quelle manœuvre devez-vous éviter si les circonstances le permettent ?

Réponse : Venir sur bâbord

Le navire privilégié qui manœuvre seul évite, si possible, de venir sur bâbord pour un navire situé sur son bâbord : l'autre risque de venir sur tribord au même moment, droit vers lui.

RIPAM règle 17

Quelles affirmations sur le navire privilégié sont exactes ?

Réponse : Il doit manœuvrer s'il devient impossible d'éviter l'abordage par la seule manœuvre de l'autre ; Il maintient en principe son cap et sa vitesse

Le navire privilégié garde cap et vitesse, peut manœuvrer seul si l'autre n'agit pas, et doit manœuvrer quand l'abordage ne peut plus être évité par l'autre seul. La veille reste obligatoire pour tous.

RIPAM règles 5 et 17

En dehors des chenaux étroits, des dispositifs de séparation du trafic et des dépassements, un navire à propulsion mécanique faisant route doit s'écarter de la route :

Réponse : d'un navire à voile ; d'un navire en train de pêcher

Le navire à moteur s'écarte du navire non maître de sa manœuvre, du navire à capacité de manœuvre restreinte, du navire en train de pêcher et du navire à voile. C'est en revanche au navire qui rattrape de s'écarter.

RIPAM règle 18

Un navire à voile faisant route doit s'écarter de la route :

Réponse : d'un navire en train de pêcher

Le voilier s'écarte du navire non maître de sa manœuvre, du navire à capacité de manœuvre restreinte et du navire en train de pêcher. Le navire à moteur, lui, s'écarte du voilier.

RIPAM règle 18

Selon la règle 18, quel ordre va du navire qui doit s'écarter du plus grand nombre de navires vers celui qui est le moins tenu de manœuvrer ?

Réponse : Moteur, voile, pêche, puis capacité de manœuvre restreinte et non maître de sa manœuvre

Le navire à moteur s'écarte de tous les autres ; le voilier s'écarte de la pêche, du navire à capacité restreinte et du non maître ; le navire en pêche s'écarte, autant que possible, des deux derniers. Ces règles cèdent devant les règles 9, 10 et 13.

RIPAM règle 18

Vous êtes à bord d'un voilier. De nuit, vous voyez ces feux devant vous. Que faites-vous ?
Feux d'un navire vus de nuit

Réponse : Vous vous écartez : c'est un navire non maître de sa manœuvre

Deux feux rouges superposés visibles sur tout l'horizon : navire non maître de sa manœuvre (ici sans erre, aucun feu de côté). Un voilier doit s'en écarter.

RIPAM règles 18 et 27

De jour, avec votre voilier, vous approchez d'un navire montrant cette marque. Que faites-vous ?
Marque de jour sur un navire

Réponse : Vous vous écartez : c'est un navire non maître de sa manœuvre

Deux boules noires superposées : navire non maître de sa manœuvre. Le voilier, le navire à moteur et le navire en pêche doivent s'en écarter.

RIPAM règles 18 et 27

Vous êtes à bord d'un chalutier en pêche. Vous croisez un navire montrant cette marque. Que faites-vous ?
Marque de jour sur un navire

Réponse : Vous vous écartez de sa route, dans la mesure du possible

Boule, losange, boule : navire à capacité de manœuvre restreinte. Un navire en train de pêcher doit, dans la mesure du possible, s'écarter de sa route.

RIPAM règles 18 et 27

De nuit, vous apercevez ces feux. De quel navire s'agit-il et quelle conduite adopter ?
Feux d'un navire vus de nuit

Réponse : Un navire à capacité de manœuvre restreinte : vous vous écartez de sa route

Feux rouge, blanc, rouge superposés : navire à capacité de manœuvre restreinte (ici sans erre). Un navire à moteur, un voilier ou un navire en pêche s'écartent de sa route.

RIPAM règles 18 et 27

De jour, un navire montre cette marque. Que devez-vous faire avec votre voilier ?
Marque de jour sur un navire

Réponse : Éviter, si les circonstances le permettent, de gêner son passage

Le cylindre signale un navire handicapé par son tirant d'eau. Tout navire autre qu'un non maître de sa manœuvre ou un navire à capacité restreinte doit, si possible, éviter de gêner son passage.

RIPAM règles 18 et 28

De nuit, à bord d'un navire en train de pêcher, vous voyez ces feux droit devant. Que prévoit le RIPAM ?
Feux d'un navire vus de nuit

Réponse : Vous devez, si les circonstances le permettent, éviter de gêner son passage

Trois feux rouges superposés : navire handicapé par son tirant d'eau. Le navire en pêche n'est pas dispensé : seuls le non maître de sa manœuvre et le navire à capacité restreinte le sont.

RIPAM règles 18 et 28

Quels navires ne sont pas tenus d'éviter de gêner le passage d'un navire handicapé par son tirant d'eau ?

Réponse : Un navire non maître de sa manœuvre ; Un navire à capacité de manœuvre restreinte

La règle 18 demande à tout navire autre qu'un non maître de sa manœuvre ou un navire à capacité de manœuvre restreinte d'éviter, si possible, de gêner le navire handicapé par son tirant d'eau.

RIPAM règle 18

Qu'est-ce qu'un navire « non maître de sa manœuvre » ?

Réponse : Un navire qui, en raison de circonstances exceptionnelles, ne peut pas manœuvrer comme l'exigent les règles

Le non maître de sa manœuvre (avarie de barre, de moteur…) ne peut pas s'écarter de la route d'un autre. Le câblier est un navire à capacité de manœuvre restreinte, du fait de son travail.

RIPAM règle 3

Lesquels de ces navires sont des navires « à capacité de manœuvre restreinte » au sens du RIPAM ?

Réponse : Une drague en cours de dragage ; Un navire qui pose un câble sous-marin

La capacité de manœuvre restreinte tient à la nature du travail (dragage, pose de câbles, travaux sous-marins, ravitaillement à la mer…). La panne moteur fait un navire non maître de sa manœuvre ; le voilier au moteur est un navire à propulsion mécanique.

RIPAM règle 3

Au sens du RIPAM, lequel de ces navires est un « navire en train de pêcher » ?

Réponse : Un chalutier qui traîne son chalut

Est en train de pêcher le navire dont les engins (filets, lignes, chaluts) réduisent la capacité de manœuvre. Les lignes de traîne ne la réduisent pas.

RIPAM règle 3

Vous êtes à bord d'un navire à moteur. De nuit, vous voyez ces feux sur votre avant, relèvement constant. Que faites-vous ?
Feux d'un navire vus de nuit

Réponse : Vous vous écartez de sa route : c'est un chalutier en pêche

Feu vert au-dessus d'un feu blanc : chalutier en pêche, ici avec de l'erre et vu de face. Un navire à moteur doit s'écarter d'un navire en train de pêcher ; on évite aussi de passer près de son arrière, où traîne le chalut.

RIPAM règles 18 et 26

Un navire montre cette marque. Quels navires doivent s'écarter de sa route ?
Marque de jour sur un navire

Réponse : Un voilier faisant route ; Un navire à moteur faisant route

Deux cônes réunis par la pointe : navire en train de pêcher. Le navire à moteur et le voilier s'en écartent ; c'est au navire en pêche de s'écarter, si possible, du non maître de sa manœuvre et du navire à capacité restreinte.

RIPAM règles 18 et 26

Vous êtes à bord d'un voilier. De nuit, vous voyez ces feux devant vous, relèvement constant. Que faites-vous ?
Feux d'un navire vus de nuit

Réponse : Vous vous écartez : c'est un navire en pêche, prioritaire sur un voilier

Feu rouge au-dessus d'un feu blanc : navire en train de pêcher (autre qu'un chalutier). Un voilier doit s'écarter de sa route.

RIPAM règles 18 et 26

Vous êtes à bord d'un navire à moteur. De nuit, vous voyez ces feux droit devant ; ils se rapprochent sans changer de relèvement. Que faites-vous ?
Feux d'un navire vus de nuit

Réponse : Vous vous écartez de sa route, car c'est un voilier

Feux de côté sans feu de tête de mât : c'est un voilier qui vient vers vous. Un navire à moteur doit s'écarter de la route d'un voilier.

RIPAM règles 18 et 25

Vous êtes à bord d'un navire à moteur. De nuit, vous voyez ce feu sur votre avant bâbord ; il se rapproche, relèvement constant. Que faites-vous ?
Feu d'un navire vu de nuit

Réponse : Vous vous écartez : c'est un voilier, vous devez vous écarter de sa route

Un feu vert sans feu blanc de tête de mât : c'est un voilier qui vous montre son tribord. La règle de croisement « celui qui a l'autre sur tribord s'écarte » ne vaut qu'entre navires à moteur : face à un voilier, le navire à moteur s'écarte.

RIPAM règles 15 et 18

La hiérarchie de la règle 18 (moteur, voile, pêche…) s'efface devant d'autres règles. Lesquelles ?

Réponse : La règle du navire qui en rattrape un autre ; Les règles des chenaux étroits et des dispositifs de séparation du trafic

La règle 18 s'applique « sauf dispositions contraires des règles 9, 10 et 13 » : chenaux étroits, dispositifs de séparation du trafic et navire rattrapant.

RIPAM règle 18

À quels navires s'applique la règle de conduite par visibilité réduite ?

Réponse : Aux navires qui ne sont pas en vue l'un de l'autre et naviguent dans ou près d'une zone de visibilité réduite

La règle 19 s'applique aux navires qui ne sont pas en vue l'un de l'autre lorsqu'ils naviguent à l'intérieur ou à proximité d'une zone de visibilité réduite.

RIPAM règle 19

Par visibilité réduite, comment doit être la machine d'un navire à propulsion mécanique ?

Réponse : Prête à manœuvrer immédiatement

Par visibilité réduite, tout navire navigue à une vitesse de sécurité, et un navire à propulsion mécanique doit tenir ses machines prêtes à manœuvrer immédiatement.

RIPAM règle 19

Par brume, vous entendez sur votre avant du travers le signal de brume d'un navire que vous ne voyez pas. Que faites-vous, sauf s'il est établi qu'il n'y a pas de risque d'abordage ?

Réponse : Vous réduisez votre vitesse au minimum pour gouverner, cassez votre erre si nécessaire et naviguez avec une extrême prudence

Un navire qui entend, apparemment sur son avant du travers, le signal de brume d'un autre navire réduit sa vitesse au minimum nécessaire pour gouverner, casse son erre si nécessaire et navigue avec une extrême prudence jusqu'à ce que le danger soit passé.

RIPAM règle 19

Par visibilité réduite, vous détectez au radar seulement un navire sur votre avant du travers, que vous n'êtes pas en train de rattraper ; une situation très rapprochée se crée. Quelle manœuvre devez-vous éviter dans la mesure du possible ?

Réponse : Un changement de cap vers bâbord

Pour un navire détecté au radar seulement, sur l'avant du travers et qui n'est pas rattrapé, on évite autant que possible de venir sur bâbord.

RIPAM règle 19

Par visibilité réduite, un navire détecté au radar seulement se trouve par votre travers et se rapproche dangereusement. Quelle manœuvre devez-vous éviter dans la mesure du possible ?

Réponse : Changer de cap en direction de ce navire

Pour un navire situé par le travers ou sur l'arrière du travers, on évite autant que possible un changement de cap dans sa direction.

RIPAM règle 19

Deux navires naviguent dans le brouillard sans se voir. Appliquent-ils les règles « privilégié / non privilégié » des croisements et des routes opposées ?

Réponse : Non : ces règles valent pour des navires en vue l'un de l'autre ; ils appliquent la règle de visibilité réduite

Les règles 11 à 18 s'appliquent aux navires en vue l'un de l'autre. Sans contact visuel, c'est la règle 19 qui s'applique : chaque navire agit pour éviter la situation très rapprochée.

RIPAM règles 11 et 19

Quelle situation correspond à la « visibilité réduite » au sens du RIPAM ?

Réponse : Une visibilité diminuée par la brume, le brouillard, la neige, de fortes averses ou des tempêtes de sable

La visibilité réduite désigne toute situation où la visibilité est diminuée par la brume, le brouillard, la neige, de violentes averses, des tempêtes de sable ou toute autre cause analogue. La nuit claire n'en fait pas partie.

RIPAM règle 3

Quand deux navires sont-ils « en vue l'un de l'autre » au sens du RIPAM ?

Réponse : Quand l'un peut être observé visuellement depuis l'autre

Les navires ne sont en vue l'un de l'autre que lorsque l'un peut être observé visuellement à partir de l'autre. Le radar ou la VHF ne suffisent pas.

RIPAM règle 3

Au sens du RIPAM, un navire « fait route » quand :

Réponse : il n'est ni au mouillage, ni amarré à terre, ni échoué

Un navire fait route dès qu'il n'est ni au mouillage, ni amarré à terre, ni échoué, même s'il est stoppé sans erre.

RIPAM règle 3

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