Cours de révision
Le matériel d'armement selon la distance d'un abri
La Division 240 fixe le matériel de sécurité des navires de plaisance de moins de 24 mètres. Le matériel dépend de la distance maximale à laquelle on s'éloigne d'un abri, et le chef de bord est responsable de sa présence et de son bon état.
| Zone | Distance d'un abri |
|---|---|
| Basique | jusqu'à 2 milles |
| Côtière | jusqu'à 6 milles |
| Semi-hauturière | jusqu'à 60 milles |
| Hauturière | au-delà de 60 milles |
Le matériel basique comprend notamment un équipement individuel de flottabilité (EIF) par personne, un moyen de repérage lumineux, un moyen de lutte contre l'incendie, un dispositif d'assèchement et un dispositif de remorquage. Le matériel côtier y ajoute notamment un compas magnétique, les cartes marines officielles et trois feux rouges automatiques à main. Le permis option côtière autorise la navigation jusqu'à 6 milles d'un abri.
Gilets, signaux et incendie
- EIF : adapté à la taille de chacun, cartouche vérifiée sur un gilet gonflable, sangle sous-cutale attachée. Une aide de 50 N ne retourne pas une personne inconsciente ; un gilet de 150 N est conçu pour le faire dans la plupart des cas. De nuit ou par mer formée, le harnais et sa longe évitent la chute.
- Signaux de détresse (RIPAM, annexe IV) : feu à main ou fusée à parachute rouge, fumigène orange, SOS en Morse, son continu de corne de brume, signal NC, mouvements lents des bras tendus. Le feu à main se tient à bout de bras, sous le vent, quand les secours sont en vue. Il est interdit d'utiliser ces signaux hors détresse.
- Incendie : supprimer un côté du triangle du feu (combustible, comburant, chaleur). Couper carburant, gaz et électricité, viser la base des flammes, placer le foyer sous le vent. Jamais d'eau sur de l'huile ou un feu électrique. Le gaz de cuisine, plus lourd que l'air, s'accumule dans les fonds.
Les situations d'urgence à bord
- Homme à la mer : crier l'alerte, lancer une bouée, désigner un équipier qui ne quitte pas la personne des yeux, mémoriser la position (touche MOB), débrayer à l'approche et arrêter le moteur pour la remonter à bord.
- Hypothermie : à l'eau, garder ses vêtements, bouger peu, se recroqueviller ou se regrouper. À bord, abriter, sécher, couvrir, réchauffer progressivement, sans alcool.
- Carburant et monoxyde de carbone : plein moteur arrêté, sans flamme, ouvertures fermées, puis ventilation du compartiment moteur à essence. Le CO, incolore et inodore, provoque maux de tête, nausées et somnolence : arrêter la source, aérer, sortir la victime.
- Échouement, voie d'eau, remorquage : vérifier blessés et coque, tenir compte de la marée ; fermer la vanne d'un passe-coque, boucher avec une pinoche ; frapper la remorque sur un point solide, ne jamais se tenir dans son axe, régler sa longueur sur la houle.
VHF, CROSS et balises
La veille se fait sur le canal 16, canal de détresse en phonie. Le canal 70 est réservé à l'ASN, sans phonie : le bouton de détresse envoie le MMSI et la position, puis on transmet le MAYDAY sur le 16. Ordre de priorité : MAYDAY (danger grave et imminent), PAN PAN (urgence), SÉCURITÉ (avis de navigation ou météo).
Le message de détresse : MAYDAY trois fois, nom du navire, position, nature de la détresse, assistance demandée, nombre de personnes, à vous. Les CROSS coordonnent le sauvetage ; par téléphone, composez le 196 ou le 112. Les balises 406 MHz alertent les secours par les satellites COSPAS-SARSAT.
Testez-vous avec le QCM ci-dessous, puis passez l'examen blanc du code côtier ou révisez les feux et marques des navires.