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Code côtier · thème

Sécurité en mer et secours : cours et QCM du code côtier

Matériel d'armement, gestes réflexes et procédures radio : l'essentiel à connaître pour la partie sécurité de l'examen théorique du permis côtier.

Cours de révision

Le matériel d'armement selon la distance d'un abri

La Division 240 fixe le matériel de sécurité des navires de plaisance de moins de 24 mètres. Le matériel dépend de la distance maximale à laquelle on s'éloigne d'un abri, et le chef de bord est responsable de sa présence et de son bon état.

ZoneDistance d'un abri
Basiquejusqu'à 2 milles
Côtièrejusqu'à 6 milles
Semi-hauturièrejusqu'à 60 milles
Hauturièreau-delà de 60 milles

Le matériel basique comprend notamment un équipement individuel de flottabilité (EIF) par personne, un moyen de repérage lumineux, un moyen de lutte contre l'incendie, un dispositif d'assèchement et un dispositif de remorquage. Le matériel côtier y ajoute notamment un compas magnétique, les cartes marines officielles et trois feux rouges automatiques à main. Le permis option côtière autorise la navigation jusqu'à 6 milles d'un abri.

Gilets, signaux et incendie

  • EIF : adapté à la taille de chacun, cartouche vérifiée sur un gilet gonflable, sangle sous-cutale attachée. Une aide de 50 N ne retourne pas une personne inconsciente ; un gilet de 150 N est conçu pour le faire dans la plupart des cas. De nuit ou par mer formée, le harnais et sa longe évitent la chute.
  • Signaux de détresse (RIPAM, annexe IV) : feu à main ou fusée à parachute rouge, fumigène orange, SOS en Morse, son continu de corne de brume, signal NC, mouvements lents des bras tendus. Le feu à main se tient à bout de bras, sous le vent, quand les secours sont en vue. Il est interdit d'utiliser ces signaux hors détresse.
  • Incendie : supprimer un côté du triangle du feu (combustible, comburant, chaleur). Couper carburant, gaz et électricité, viser la base des flammes, placer le foyer sous le vent. Jamais d'eau sur de l'huile ou un feu électrique. Le gaz de cuisine, plus lourd que l'air, s'accumule dans les fonds.

Les situations d'urgence à bord

  • Homme à la mer : crier l'alerte, lancer une bouée, désigner un équipier qui ne quitte pas la personne des yeux, mémoriser la position (touche MOB), débrayer à l'approche et arrêter le moteur pour la remonter à bord.
  • Hypothermie : à l'eau, garder ses vêtements, bouger peu, se recroqueviller ou se regrouper. À bord, abriter, sécher, couvrir, réchauffer progressivement, sans alcool.
  • Carburant et monoxyde de carbone : plein moteur arrêté, sans flamme, ouvertures fermées, puis ventilation du compartiment moteur à essence. Le CO, incolore et inodore, provoque maux de tête, nausées et somnolence : arrêter la source, aérer, sortir la victime.
  • Échouement, voie d'eau, remorquage : vérifier blessés et coque, tenir compte de la marée ; fermer la vanne d'un passe-coque, boucher avec une pinoche ; frapper la remorque sur un point solide, ne jamais se tenir dans son axe, régler sa longueur sur la houle.

VHF, CROSS et balises

La veille se fait sur le canal 16, canal de détresse en phonie. Le canal 70 est réservé à l'ASN, sans phonie : le bouton de détresse envoie le MMSI et la position, puis on transmet le MAYDAY sur le 16. Ordre de priorité : MAYDAY (danger grave et imminent), PAN PAN (urgence), SÉCURITÉ (avis de navigation ou météo).

Le message de détresse : MAYDAY trois fois, nom du navire, position, nature de la détresse, assistance demandée, nombre de personnes, à vous. Les CROSS coordonnent le sauvetage ; par téléphone, composez le 196 ou le 112. Les balises 406 MHz alertent les secours par les satellites COSPAS-SARSAT.

Testez-vous avec le QCM ci-dessous, puis passez l'examen blanc du code côtier ou révisez les feux et marques des navires.

Les 90 questions du thème et leurs réponses

Jusqu'à quelle distance d'un abri s'étend la navigation « basique » au sens de la Division 240 ?

Réponse : 2 milles

La zone basique couvre une navigation jusqu'à 2 milles d'un abri. Au-delà commence la zone côtière (jusqu'à 6 milles), puis semi-hauturière (jusqu'à 60 milles) et hauturière.

Division 240

Le matériel d'armement « côtier » de la Division 240 correspond à une navigation jusqu'à :

Réponse : 6 milles d'un abri

Le matériel côtier vaut jusqu'à 6 milles d'un abri. 2 milles correspond au basique et 60 milles au semi-hauturier.

Division 240

Votre voilier va naviguer à 15 milles d'un abri. Quel matériel d'armement minimal la Division 240 impose-t-elle ?

Réponse : Le matériel semi-hauturier

Entre 6 et 60 milles d'un abri, il faut le matériel semi-hauturier. Les voiliers ne sont pas dispensés de matériel d'armement.

Division 240

Au-delà de quelle distance d'un abri le matériel d'armement hauturier est-il exigé ?

Réponse : 60 milles

La navigation semi-hauturière va jusqu'à 60 milles d'un abri ; au-delà, c'est la navigation hauturière, avec le matériel le plus complet.

Division 240

À bord d'un navire de plaisance, qui doit s'assurer que le matériel de sécurité exigé est présent et en bon état avant l'appareillage ?

Réponse : Le chef de bord

Le chef de bord est responsable de l'armement du navire et de la sécurité des personnes embarquées : il vérifie le matériel adapté à la navigation prévue.

Division 240

Combien d'équipements individuels de flottabilité (EIF) faut-il avoir à bord ?

Réponse : Un par personne embarquée

Dès la zone basique, il faut un EIF adapté pour chaque personne embarquée.

Division 240

Parmi ces équipements, lesquels font partie du matériel basique (navigation jusqu'à 2 milles d'un abri) ?

Réponse : Un EIF pour chaque personne embarquée ; Un dispositif permettant d'être remorqué

Le matériel basique comprend notamment les EIF et un dispositif de remorquage. Le compas et la carte marine sont exigés à partir de la zone côtière.

Division 240

Combien de feux rouges automatiques à main le matériel côtier comprend-il ?

Réponse : Trois

Le matériel côtier comprend trois feux rouges automatiques à main, en plus du matériel basique.

Division 240

Vous passez du basique au côtier. Quels équipements devez-vous ajouter ?

Réponse : Un compas magnétique ; Une ou des cartes marines officielles, papier ou électroniques

Le matériel côtier ajoute notamment le compas magnétique, les cartes marines officielles et trois feux rouges automatiques à main. Radeau et balise satellitaire ne sont pas exigés en zone côtière.

Division 240

Quelle est la propriété d'un gilet de sauvetage de 150 N ?

Réponse : Il est conçu pour retourner sur le dos une personne inconsciente et lui maintenir la tête hors de l'eau, dans la plupart des cas

Le gilet de 150 N, muni d'un col, est conçu pour retourner une personne inconsciente et garder ses voies respiratoires hors de l'eau, sauf cas défavorables (vêtements lourds, par exemple).

Norme EN ISO 12402

Que faut-il savoir d'une aide à la flottabilité de 50 N ?

Réponse : Elle est destinée à des personnes sachant nager, avec des secours à proximité ; Elle ne retourne pas une personne inconsciente sur le dos

Une aide à la flottabilité de 50 N aide une personne consciente qui sait nager ; elle n'a pas de col de retournement et ne protège pas une personne inconsciente.

Norme EN ISO 12402

Comment se gonfle un gilet de sauvetage gonflable automatique ?

Réponse : Au contact de l'eau, un déclencheur percute une cartouche de gaz (CO2)

Le déclencheur automatique (pastille soluble ou capteur hydrostatique) percute la cartouche de CO2 dès l'immersion. Une tirette permet aussi le gonflage manuel.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Avant d'enfiler un gilet gonflable, que vérifiez-vous ?

Réponse : Que la cartouche de gaz est bien vissée et n'a pas déjà été percutée

Une cartouche desserrée ou déjà percutée empêche le gonflage : le gilet ne servirait à rien à l'eau. Les sangles doivent être attachées et ajustées.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

À quoi sert la sangle sous-cutale (passant entre les jambes) d'un gilet de sauvetage ?

Réponse : À empêcher le gilet de remonter au-dessus de la tête dans l'eau

Sans sangle sous-cutale, un gilet gonflé peut remonter et glisser au-dessus de la tête, ce qui le rend inefficace.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Quel gilet choisir pour un enfant embarqué ?

Réponse : Un EIF adapté à sa taille et à son poids

Un EIF doit être adapté à la morphologie de la personne qui le porte : un gilet d'adulte ne maintient pas correctement un enfant, et les brassards ne sont pas des EIF.

Division 240

De nuit, par mer formée, sur le pont d'un voilier, quel équipement vous évite de passer par-dessus bord ?

Réponse : Un harnais relié par une longe à une ligne de vie ou à un point solide

Le harnais et sa longe vous maintiennent attaché au bateau ; le gilet vous aide à flotter une fois à l'eau mais n'empêche pas la chute.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Quels accessoires d'un gilet de sauvetage aident les secours à repérer une personne dans l'eau ?

Réponse : Un sifflet ; Une lampe flash

La lampe flash permet d'être vu de nuit et le sifflet d'être entendu. Un lest ou une ancre flottante n'ont aucun rôle de repérage.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Quel est le rôle du feu à retournement fixé à une bouée couronne ?

Réponse : Il s'allume automatiquement quand la bouée flotte et signale sa position de nuit

Une fois la bouée à l'eau, le feu se redresse et s'allume seul : il permet de retrouver de nuit la bouée et la personne qui s'y accroche.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Comment tenir un feu rouge automatique à main une fois allumé ?

Réponse : À bout de bras, du côté sous le vent, au-dessus de l'eau

Sous le vent, les fumées et les scories sont emportées loin du bateau et de l'équipage ; tenu à bout de bras, il évite les brûlures.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

À quel moment allumer un feu rouge automatique à main ?

Réponse : Quand un navire ou un moyen de secours est en vue, pour vous faire localiser

Le feu à main brûle peu de temps et se voit à courte distance : on l'utilise en détresse quand les secours ou un navire sont en vue.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Un signal fumigène produisant une fumée orange signifie :

Réponse : Un navire en détresse, de jour

Le signal fumigène à fumée orange est un signal de détresse ; il est surtout visible de jour.

RIPAM annexe IV

Vos feux à main ont dépassé leur date de péremption. Que faites-vous ?

Réponse : Vous les déposez dans un point de collecte prévu pour les produits pyrotechniques (chez un revendeur, par exemple)

Les produits pyrotechniques périmés sont dangereux : ils se rapportent à un point de collecte. Les tirer hors détresse est interdit et peut déclencher une opération de secours.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Quel geste constitue un signal de détresse reconnu par le RIPAM ?

Réponse : Lever et abaisser lentement et de façon répétée les bras tendus de chaque côté

Les mouvements lents et répétés de haut en bas des bras étendus de chaque côté sont un signal de détresse de l'annexe IV du RIPAM.

RIPAM annexe IV

Parmi ces signaux, lesquels sont des signaux de détresse ?

Réponse : Un son continu produit par un appareil de signalisation sonore de brume ; Le signal NC du Code international des signaux

Le son continu de l'appareil de brume et le signal NC indiquent la détresse. Un son bref est un signal de manœuvre et le pavillon A signale des plongeurs.

RIPAM annexe IV

Comment s'émet le signal SOS en Morse ?

Réponse : Trois signaux brefs, trois longs, trois brefs

SOS s'écrit ··· ––– ··· : trois brefs, trois longs, trois brefs. C'est un signal de détresse émis par tout moyen (lumineux ou sonore).

RIPAM annexe IV

Un navire hisse un pavillon carré avec, au-dessus ou au-dessous, une boule (ou un objet ressemblant à une boule). Que signale-t-il ?

Réponse : Il est en détresse

Le pavillon carré associé à une boule figure parmi les signaux de détresse de l'annexe IV du RIPAM.

RIPAM annexe IV

Quels sont les trois éléments du « triangle du feu » ?

Réponse : Un combustible, un comburant (l'oxygène de l'air) et une source de chaleur

Un feu a besoin d'un combustible, d'un comburant et d'une énergie d'activation : supprimer l'un des trois éteint le feu.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Avec un extincteur, où dirigez-vous le jet ?

Réponse : À la base des flammes

Le produit extincteur doit atteindre le combustible qui brûle, donc la base des flammes, par balayage.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Un feu d'origine électrique se déclare au tableau de bord. Que faites-vous ?

Réponse : Vous coupez l'alimentation électrique et utilisez un extincteur à CO2 ou à poudre

Il faut couper le courant et employer un agent non conducteur (CO2 ou poudre). L'eau, surtout salée, conduit l'électricité.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

De l'huile prend feu dans une poêle, dans la cuisine du bord. Quelle est la bonne réaction ?

Réponse : Couvrir la poêle (couvercle ou couverture anti-feu) et couper le gaz

Couvrir étouffe le feu en le privant d'oxygène. L'eau sur de l'huile en feu provoque une projection enflammée très dangereuse.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Un feu se déclare dans le compartiment moteur, à l'arrière de votre bateau. Comment l'orienter par rapport au vent ?

Réponse : Placer l'avant face au vent, à vitesse réduite, pour que fumées et flammes partent vers l'arrière, hors du bateau

On place le foyer sous le vent pour que le vent chasse flammes et fumées loin de l'équipage et du reste du bateau ; réduire la vitesse limite l'apport d'air.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Quel est le premier geste face à un début d'incendie dans le compartiment moteur ?

Réponse : Arrêter le moteur et couper l'arrivée de carburant

Il faut supprimer le combustible. Ouvrir grand le capot apporterait de l'oxygène et attiserait le feu.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Quelles mesures limitent le risque d'incendie ou d'explosion lié au gaz de cuisine à bord ?

Réponse : Surveiller l'état et la date limite des tuyaux souples ; Fermer le robinet de la bouteille après chaque utilisation

On ferme le gaz à la bouteille et on remplace les tuyaux usés ou périmés. Une fuite se recherche à l'eau savonneuse, jamais à la flamme, et la bouteille ne se range pas à l'intérieur.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Avant de partir, que vérifiez-vous sur un extincteur à pression permanente ?

Réponse : Que l'aiguille du manomètre est dans la zone verte et que la goupille est en place

Le manomètre indique si l'extincteur est sous pression ; la goupille montre qu'il n'a pas servi. Il doit rester accessible rapidement.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Pourquoi l'échelle de bain doit-elle pouvoir être dépliée par une personne qui se trouve dans l'eau ?

Réponse : Pour qu'une personne tombée à l'eau puisse remonter seule, même sans aide à bord

Une personne seule à l'eau (bateau au mouillage, équipier unique tombé) doit pouvoir remonter sans aide : l'échelle doit donc être accessible depuis l'eau.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Une personne s'apprête à remonter à bord par la plateforme arrière, près de l'hélice. Que faites-vous ?

Réponse : Vous arrêtez le moteur

L'hélice est un danger mortel pour une personne dans l'eau. Seul l'arrêt du moteur supprime le risque d'embrayage accidentel.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Un équipier tombe à l'eau. Quels sont les bons réflexes immédiats ?

Réponse : Lancer aussitôt une bouée ou un objet flottant ; Désigner un équipier qui garde la personne en vue et la montre du bras

On crie « Un homme à la mer », on lance une bouée et une personne ne quitte jamais le naufragé des yeux en le désignant du bras.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

À quoi sert la touche « MOB » (Man Over Board) d'un GPS lors d'une chute à la mer ?

Réponse : À enregistrer la position du bateau au moment de la chute

La touche MOB mémorise la position de la chute et guide le retour vers ce point, utile si la personne est perdue de vue.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Au moteur, vous arrivez à quelques mètres de la personne tombée à l'eau. Que faites-vous ?

Réponse : Vous débrayez pour ne pas la blesser avec l'hélice

Près de la personne, l'hélice ne doit pas tourner : on débraie (et on arrête le moteur dès qu'elle est le long du bord).

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Un équipier est tombé à l'eau et vous ne parvenez pas à le récupérer. Quel message radio lancez-vous ?

Réponse : MAYDAY

Une personne à la mer non récupérée est en danger grave et imminent : c'est un cas de détresse, donc un MAYDAY.

Règlement des radiocommunications (UIT), SMDSM

Vous êtes tombé dans une eau froide, un gilet sur le dos, loin de la côte. Quelle attitude adopter en attendant les secours ?

Réponse : Garder vos vêtements, bouger le moins possible et rester recroquevillé, genoux contre la poitrine

Les vêtements gardent une couche d'eau isolante et la position recroquevillée limite les pertes de chaleur. Nager accélère le refroidissement.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Quels signes peuvent indiquer qu'un équipier souffre d'hypothermie ?

Réponse : Une confusion, une somnolence et des gestes maladroits ; Des frissons intenses

Les frissons apparaissent d'abord ; quand l'hypothermie s'aggrave, la personne devient confuse, somnolente et maladroite.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Un équipier conscient grelotte après un bain prolongé. Que faites-vous ?

Réponse : Vous le mettez à l'abri du vent, remplacez ses vêtements mouillés par des secs et le couvrez

On isole la victime du froid et on la réchauffe progressivement (couverture de survie, boisson chaude sucrée si elle est bien consciente).

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Dans les toutes premières minutes d'une chute dans une eau froide, quel est le danger principal ?

Réponse : Le choc thermique : un halètement involontaire peut faire avaler de l'eau

Le contact brutal avec l'eau froide déclenche une inspiration réflexe et une respiration rapide : risque de noyade immédiat. L'hypothermie s'installe plus lentement. D'où l'intérêt de porter son gilet.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Pendant le plein de carburant à la station du port, quelles précautions prenez-vous ?

Réponse : Ne pas fumer ni utiliser de flamme ; Arrêter le moteur

Moteur arrêté et aucune flamme : les vapeurs de carburant sont inflammables. Les ouvertures restent fermées pour que les vapeurs n'entrent pas dans le bateau.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Votre moteur in-bord fonctionne à l'essence. Après le plein, que faites-vous avant de le démarrer ?

Réponse : Vous ventilez le compartiment moteur pendant quelques minutes

Le ventilateur d'extraction évacue les vapeurs d'essence accumulées avant toute source d'étincelle, comme le démarreur.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Quelques litres de carburant ont débordé sur le pont pendant le plein. Que faites-vous ?

Réponse : Vous les absorbez avec un chiffon ou un absorbant que vous gardez à bord pour le déposer à terre

Le rejet d'hydrocarbures à l'eau est interdit ; un détergent ne fait que disperser la pollution.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Selon la règle prudente du « tiers », comment répartir votre carburant ?

Réponse : Un tiers pour l'aller, un tiers pour le retour, un tiers en réserve

Garder un tiers de réserve permet de faire face à un courant contraire, à une mer formée ou à un détour imprévu.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Le monoxyde de carbone (CO) est un gaz :

Réponse : Incolore et inodore

Le CO ne se voit pas et ne se sent pas : seul un détecteur ou l'apparition de symptômes peuvent alerter.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

À bord, quelles sont des sources possibles de monoxyde de carbone ?

Réponse : Un chauffage ou un réchaud à combustion dans un espace mal aéré ; Un moteur ou un groupe électrogène en marche

Le CO provient de toute combustion incomplète : moteurs, groupes électrogènes, chauffages, réchauds. Une batterie au repos ou un panneau solaire n'en produisent pas.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Dans la cabine, chauffage allumé, un équipier se plaint de maux de tête et de nausées. Que faites-vous ?

Réponse : Vous arrêtez l'appareil, aérez, sortez l'équipier à l'air libre et alertez les secours si besoin

Une intoxication au CO peut entraîner une perte de connaissance : on supprime la source, on aère et on met la victime à l'air libre.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Des enfants veulent se baigner près de la plateforme arrière alors que le groupe électrogène tourne. Pourquoi l'interdire ?

Réponse : Les gaz d'échappement chargés de monoxyde de carbone peuvent s'accumuler au ras de l'eau à l'arrière

Près des sorties d'échappement, le CO peut s'accumuler à la surface et intoxiquer un baigneur, avec risque de noyade.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Votre bateau vient de s'échouer accidentellement. Que vérifiez-vous en priorité ?

Réponse : L'absence de blessés et de voie d'eau

Avant toute manœuvre, on s'assure que l'équipage va bien et que la coque n'est pas percée : forcer pour se dégager peut aggraver une voie d'eau.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Vous êtes échoué sur un banc de sable à marée montante, sans voie d'eau. Quelle est la conduite la plus sûre ?

Réponse : Attendre que l'eau remonte en évitant que le bateau soit poussé plus haut, par exemple en mouillant une ancre vers l'eau profonde

La marée montante va libérer le bateau. Une ancre portée vers l'eau profonde l'empêche d'être drossé plus loin sur le banc.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Vous vous échouez sur un fond de sable peu après la pleine mer. Pourquoi faut-il agir sans tarder ?

Réponse : Parce que la hauteur d'eau va diminuer et que le bateau risque de rester bloqué jusqu'à la marée suivante

Après la pleine mer, la mer descend : chaque minute perdue réduit la hauteur d'eau. Si le déséchouage échoue, on prépare le bateau à se poser sans dommage.

SHOM

À quoi servent les pinoches en bois rangées à bord ?

Réponse : À boucher un passe-coque ou un petit trou en cas de voie d'eau

Les pinoches sont des cônes de bois que l'on enfonce dans un passe-coque ou un trou pour stopper ou réduire une voie d'eau.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Une voie d'eau vient du tuyau arraché d'un passe-coque. Quel est le premier geste ?

Réponse : Fermer la vanne du passe-coque

La vanne de passe-coque coupe l'arrivée d'eau à la source ; c'est pourquoi elle doit rester accessible et manœuvrable.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Une voie d'eau importante n'est pas maîtrisée et le niveau monte dans le bateau. Que faites-vous ?

Réponse : Vous faites porter les EIF à tout l'équipage ; Vous alertez les secours par un MAYDAY

Une voie d'eau non maîtrisée met le bateau en danger grave et imminent : appel de détresse et EIF portés par tous.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Vous découvrez de l'eau dans les fonds sans en voir l'origine. Pourquoi goûter cette eau ?

Réponse : Pour savoir si elle est douce (réservoir ou circuit d'eau douce) ou salée (coque, passe-coque, presse-étoupe)

Une eau douce oriente vers les réservoirs et circuits d'eau du bord ; une eau salée vers une entrée d'eau de mer.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Sur un bateau remorqué, où frappez-vous la remorque ?

Réponse : Sur un point solide prévu pour cela, comme un taquet d'étrave ou un anneau de remorquage

Une remorque transmet des efforts importants : seuls un taquet ou un anneau solidement fixés à la structure les supportent. Balcon et chandeliers s'arrachent.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Pendant un remorquage, où l'équipage doit-il éviter de se tenir ?

Réponse : Dans l'axe et près du bout sous tension

Un bout qui casse ou un taquet qui s'arrache revient comme un fouet : personne ne se place dans l'axe de la remorque.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Vous remorquez un bateau par mer formée. Comment régler la longueur de la remorque ?

Réponse : Assez longue, et réglée pour que les deux bateaux soient en même temps sur une crête ou dans un creux

Quand les deux bateaux sont « en phase » avec la houle, la remorque ne subit pas d'à-coups violents ; une longueur suffisante amortit les efforts.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Sur quel canal VHF assurez-vous la veille et lancez-vous un appel de détresse en phonie ?

Réponse : Canal 16

Le canal 16 (156,800 MHz) est le canal international de veille, d'appel, de détresse, d'urgence et de sécurité en phonie.

Règlement des radiocommunications (UIT), SMDSM

Sur quel canal VHF transitent les alertes de l'appel sélectif numérique (ASN) ?

Réponse : Canal 70

Le canal 70 est réservé à l'ASN, transmission numérique des alertes et appels.

Règlement des radiocommunications (UIT), SMDSM

Classez ces messages radio du plus prioritaire au moins prioritaire :

Réponse : MAYDAY, PAN PAN, SÉCURITÉ

La détresse (MAYDAY) passe avant l'urgence (PAN PAN), qui passe avant la sécurité (SÉCURITÉ).

Règlement des radiocommunications (UIT), SMDSM

Que signale un message commençant par « PAN PAN » ?

Réponse : Une situation d'urgence concernant la sécurité d'un navire ou d'une personne, sans danger grave et imminent

PAN PAN annonce un message d'urgence ; le danger grave et imminent relève du MAYDAY, les avis de navigation et de météo du message SÉCURITÉ.

Règlement des radiocommunications (UIT), SMDSM

Vous apercevez un conteneur flottant à la dérive, dangereux pour la navigation. Quel message diffusez-vous ?

Réponse : SÉCURITÉ

Un objet dérivant dangereux fait l'objet d'un message de sécurité, pour avertir les autres navires et le CROSS.

Règlement des radiocommunications (UIT), SMDSM

Moteur en panne au large par beau temps, vous dérivez lentement sans danger proche. Quel type d'appel lancez-vous ?

Réponse : PAN PAN

Sans danger grave et imminent, la panne relève de l'urgence (PAN PAN). Si la dérive vous menaçait de vous drosser sur des rochers, ce serait une détresse.

Règlement des radiocommunications (UIT), SMDSM

Moteur en panne, ancre impossible à mouiller, vous dérivez vers des rochers tout proches. Quel appel lancez-vous ?

Réponse : MAYDAY

Le naufrage est imminent : c'est un danger grave et imminent qui exige une assistance immédiate, donc un MAYDAY.

Règlement des radiocommunications (UIT), SMDSM

Combien de fois prononce-t-on le mot « MAYDAY » au début d'un appel de détresse ?

Réponse : Trois fois

L'appel commence par « MAYDAY, MAYDAY, MAYDAY », suivi de « ici » et du nom du navire.

Règlement des radiocommunications (UIT), SMDSM

Quelles informations sont indispensables dans un message de détresse ?

Réponse : La position du navire ; La nature de la détresse

Le message donne l'identité du navire, sa position, la nature de la détresse, l'assistance demandée, le nombre de personnes à bord et toute information utile.

Règlement des radiocommunications (UIT), SMDSM

Que transmet automatiquement une alerte de détresse ASN envoyée par une VHF reliée à un GPS ?

Réponse : Le numéro MMSI du navire et sa position

L'alerte ASN contient le MMSI et, si la VHF reçoit le GPS, la position et l'heure ; on peut y ajouter la nature de la détresse.

Règlement des radiocommunications (UIT), SMDSM

Vous venez d'envoyer une alerte de détresse ASN. Que faites-vous ensuite ?

Réponse : Vous passez sur le canal 16 et transmettez votre message MAYDAY en phonie

L'alerte numérique ne fait que déclencher l'alarme : elle est suivie du message de détresse vocal sur le canal 16.

Règlement des radiocommunications (UIT), SMDSM

En VHF, pourquoi faut-il relâcher la pédale d'émission après avoir parlé ?

Réponse : Parce qu'on ne peut pas émettre et recevoir en même temps : c'est l'alternat

Tant que la pédale est enfoncée, vous émettez et n'entendez rien. On termine par « à vous » et on relâche.

Règlement des radiocommunications (UIT), SMDSM

Vous avez contacté un autre plaisancier sur le canal 16. Que faites-vous pour poursuivre la conversation ?

Réponse : Vous passez ensemble sur un canal de dégagement

Le canal 16 sert à l'appel et doit rester libre pour la détresse : la conversation se poursuit sur un autre canal.

Règlement des radiocommunications (UIT), SMDSM

Pour parler à un bateau tout proche avec votre VHF fixe, quelle puissance d'émission choisissez-vous ?

Réponse : La puissance faible (1 W)

La faible puissance suffit à courte distance et évite de saturer le canal sur une large zone.

Règlement des radiocommunications (UIT), SMDSM

Pendant une opération de secours, vous entendez « SEELONCE MAYDAY ». Qu'est-ce que cela signifie ?

Réponse : Le silence radio est imposé à toutes les stations qui ne participent pas au trafic de détresse

« SEELONCE MAYDAY » impose le silence sur le canal ; « SEELONCE FEENEE » annonce la fin de ce silence.

Règlement des radiocommunications (UIT), SMDSM

Vous entendez un MAYDAY auquel aucune station côtière ne répond. Que faites-vous ?

Réponse : Vous notez les informations, accusez réception si vous pouvez aider et relayez l'appel par un MAYDAY RELAY

Tout navire qui reçoit un appel de détresse doit agir : noter les informations, accuser réception s'il peut aider, relayer l'appel vers le CROSS par un message « MAYDAY RELAY » et se dérouter si possible.

Règlement des radiocommunications (UIT), SMDSM

À la VHF, vous épelez le nom de votre bateau avec l'alphabet phonétique international. Quel mot correspond à la lettre S ?

Réponse : Sierra

L'alphabet phonétique international utilise Sierra pour S (Alpha, Bravo, Charlie… Sierra, Tango…).

Règlement des radiocommunications (UIT), SMDSM

Quel numéro de téléphone permet de joindre directement les secours en mer (CROSS) ?

Réponse : 196

Le 196 est le numéro d'urgence pour le sauvetage en mer. 16 et 70 sont des canaux VHF et 406 MHz la fréquence des balises.

Organisation du sauvetage en mer

Depuis un téléphone portable, quels numéros permettent d'alerter les secours en mer ?

Réponse : 196 ; 112

Le 196 joint directement le CROSS ; le 112, numéro d'urgence européen, permet aussi d'alerter les secours. 16 et 70 sont des canaux VHF.

Organisation du sauvetage en mer

Pourquoi la VHF est-elle préférable au téléphone portable pour alerter en mer ?

Réponse : Votre appel est entendu à la fois par le CROSS et par tous les navires proches qui peuvent intervenir

Un appel VHF est diffusé à toutes les stations à portée ; le téléphone ne joint qu'un correspondant et le réseau peut manquer au large.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Qui coordonne les opérations de recherche et de sauvetage en mer le long des côtes françaises ?

Réponse : Le CROSS

Le CROSS coordonne les secours et engage les moyens, dont les canots et vedettes de la SNSM, association de sauveteurs bénévoles.

Organisation du sauvetage en mer

Vous apercevez une personne en difficulté dans l'eau. Quelle est votre obligation ?

Réponse : Lui porter assistance si vous pouvez le faire sans danger grave pour votre navire et votre équipage

Tout capitaine ou chef de bord doit prêter assistance à toute personne en danger de se perdre en mer, dans la mesure où il peut le faire sans danger grave pour son navire et son équipage.

Code des transports, convention SOLAS

Votre balise de détresse s'est déclenchée par erreur. Que faites-vous ?

Réponse : Vous l'arrêtez et prévenez immédiatement le CROSS

Une fausse alerte non signalée déclenche des recherches inutiles ; prévenir aussitôt le CROSS permet de les annuler.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

Sur quelle fréquence émettent les balises de détresse captées par satellite ?

Réponse : 406 MHz

Les balises de détresse satellitaires émettent sur 406 MHz ; 156,8 MHz est la fréquence du canal 16.

Système COSPAS-SARSAT

Quel système de satellites relaie les alertes des balises 406 MHz vers les centres de secours ?

Réponse : COSPAS-SARSAT

Le système international COSPAS-SARSAT capte les balises 406 MHz et transmet l'alerte et la position aux centres de coordination comme les CROSS.

Système COSPAS-SARSAT

Qu'est-ce qu'une balise PLB ?

Réponse : Une balise de détresse personnelle, portée sur soi et déclenchée à la main

La PLB (Personal Locator Beacon) est une balise individuelle 406 MHz que l'on porte sur soi et qu'on déclenche manuellement.

Système COSPAS-SARSAT

Une balise AIS de personne tombée à l'eau (« AIS MOB ») est déclenchée. Qui reçoit son signal ?

Réponse : Les récepteurs AIS des navires et stations à proximité

La balise AIS MOB émet sa position vers les récepteurs AIS proches, dont votre propre bord : elle aide à retrouver rapidement la personne.

Bonnes pratiques de sécurité en mer

En plus du signal 406 MHz, une balise de détresse émet souvent sur 121,5 MHz. À quoi sert ce signal ?

Réponse : À guider les moyens de secours vers la balise dans la phase finale de recherche

Le signal 121,5 MHz est un signal de ralliement : les moyens aériens et nautiques s'en servent pour se diriger vers la balise.

Système COSPAS-SARSAT

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